Non-lieu pour deux Chinois soupçonnés d'espionnage industriel

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STRASBOURG (Reuters) - Deux Chinois qui avaient été mis en examen en octobre dernier à Nancy pour espionnage industriel au préjudice de Converteam, une filiale de General Electric, ont finalement bénéficié d'un non-lieu, a-t-on appris auprès de leur avocate.

Eux-mêmes employés en Chine par le géant américain, au sein de cette même division spécialisée dans la conversion de l'énergie électrique, les deux hommes étaient prévenus d'avoir photographié des prototypes dans l'usine de Champigneulles (Meurthe-et-Moselle) où ils effectuaient un stage.

Les services du contre-espionnage français au sein de la DCRI avaient été chargés de l'enquête.

L'ordonnance de non-lieu, conforme aux réquisitions du parquet, a été signifiée la semaine dernière aux parties.

"Après moult investigations, le juge a estimé qu'il n'y avait pas d'éléments qui vienne accréditer les accusations", a indiqué à Reuters l'avocate des Chinois, Me Virginie Barbosa.

"Ils prétendent qu'ils prenaient les photos dans le cadre de leur stage et on n'a pas pu établir leur mauvaise foi", a précisé Chantal Ramey, procureur adjoint chargé du dossier.

Contacté par Reuters, la société GE Power Conversion, nouvelle raison sociale donnée par General Electric à Converteam, que l'entreprise avait racheté à Alstom en 2011, n'a pas précisé si elle ferait appel.

"Nous prenons en compte la décision de justice et n'avons pas d'autre commentaire à faire", a dit à Reuters Paul Florenz, porte-parole de la division.

Les deux stagiaires avaient été autorisés à rentrer au pays au mois de mars. L'un d'eux, qui était en contrat à durée déterminée, a tout de même perdu son emploi à cause de l'affaire, a indiqué Me Barbosa.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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