Non-lieu en faveur de Guillaume de Villiers

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NON-LIEU POUR L'AÎNÉ DES FILS DE VILLIERS
NON-LIEU POUR L'AÎNÉ DES FILS DE VILLIERS

LYON (Reuters) - La cour d'appel de Lyon a rendu mardi un non-lieu en faveur de Guillaume de Villiers, l'aîné des fils du député européen Philippe de Villiers, accusé par son jeune frère Laurent de l'avoir violé pendant son enfance.

Guillaume de Villiers, 37 ans, ne sera donc pas jugé par une cour d'assises pour ces accusations avancées depuis 2006 et qui déchirent la famille.

Les deux frères ne se sont pas présentés mardi à Lyon.

"Cela fait six ans que Laurent traîne son frère dans la boue, maintenant, ça suffit. Voilà deux fois que la justice lui donne tort, il faut qu'il arrête maintenant. La justice c'est dans les tribunaux et pas à la télévision", a déclaré l'avocat de Guillaume de Villiers, Me Alexandre Varaut.

"La justice considère qu'il n'existe même pas de charges suffisantes pour un procès. Il est mieux qu'innocent. Il n'y a même pas de quoi organiser un procès, c'est déjà ce qu'avait dit la cour d'appel de Versailles", a-t-il ajouté.

L'avocat a lancé un appel à Laurent de Villiers "pour qu'il s'arrête là". "Il a fait assez de tort. Qu'il vive en paix et qu'il essaye un jour de se faire pardonner de ce qu'il a fait", a-t-il déclaré.

Laurent, 28 ans, affirme que son frère aîné l'a violé lorsqu'il était enfant entre 1994 et 1997. Il avait alors entre 10 et 13 ans. Des faits démentis par Guillaume.

Guillaume de Villiers avait été renvoyé devant les assises en mai 2010 par un juge de Versailles pour "viols aggravés", délit puni de vingt ans de réclusion criminelle.

Après un appel conjoint de Guillaume de Villiers et du parquet de Versailles, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles avait prononcé un non-lieu faute de charges suffisantes. Laurent de Villiers s'était ensuite pourvu en cassation.

Laurent s'est exilé dans le Nebraska aux Etats-Unis où il a fondé une famille. Il a raconté son histoire dans un livre paru en novembre 2011, "Tais-toi et pardonne".

Guillaume, lui, s'est installé à Moscou avec sa famille où il travaille dans le secteur commercial. "Il vit une vie démente depuis six ans, obligé de s'exiler en Russie, car en France, quand on tape son nom, on voit apparaître en clignotant 'viols' partout", a déclaré Alexandre Varaut.

Le plaignant a encore la possibilité de saisir la chambre criminelle de la cour de cassation.

Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet

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