Non, l'auto-stop n'est pas mort !

le , mis à jour à 08:16
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Non, l'auto-stop n'est pas mort !
Non, l'auto-stop n'est pas mort !

On croyait les auto-stoppeurs morts et enterrés à l'ère du covoiturage. Pourtant, sur la route du retour des vacances, on en voit encore, sac sur le dos et pouce levé. « La plupart sont des jeunes qui n'ont pas beaucoup d'argent, pas de voiture et pas forcément d'alternative pour se déplacer », constate Vincent Kaufmann, professeur d'analyse de la mobilité à l'Ecole polytechnique de Lausanne (Suisse). Mais il y a aussi des baroudeurs qui semblent tout droit sortis des livres de Jack Kerouac. Leur moteur ? Le goût de l'aventure. « Dans un monde très assurantiel, certains éprouvent le besoin de se confronter à l'inconnu, à l'informel, analyse le spécialiste. Avec l'auto-stop, ils redécouvrent vraiment le rapport à l'altérité, parce qu'il n'y a pas de filtre, et c'est ce qu'ils apprécient. »

 

Encore faut-il trouver de bons samaritains au volant... « Au début du XX e siècle, la voiture était un bien très rare, rappelle Teddy Delaunay, expert au Laboratoire ville, mobilité, transport de l'université Paris-Est. On avait donc l'habitude de la partager. Mais, avec l'augmentation de la motorisation des ménages et l'individualisation des modes de vie, la donne a changé. Les gens se montrent de plus en plus méfiants. »

 

Mais, Teddy Delaunay en est persuadé, l'auto-stop a de beaux jours devant lui. « Cinquante pour cent des moins de 25 ans en France ne disposent pas du permis de conduire, rappelle-t-il. Or, les collectivités locales n'ont pas toutes les moyens de mettre en place des lignes de bus, notamment dans les territoires ruraux. »

 

Dans le Tarn-et-Garonne, dix d'entre elles ont donc eu l'idée, en avril 2012, de développer un service public d'auto-stop organisé pour des trajets de proximité. Une première en France. « Afin de réhabituer les automobilistes à la présence d'auto-stoppeurs, on a commencé par créer un maillage d'arrêts sur le pouce, des poteaux inspirés des arrêts de ...

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