Non, l'Arabie saoudite ne finance pas al-Qaida en Syrie

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Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra.
Des membres de la brigade islamiste Hamzah défilent à Deir ez-Zor avec des drapeaux du Front al-Nosra.

C'est une idée reçue largement répandue en France, que répètent à l'envi les nombreux critiques de la politique étrangère de François Hollande, jugée trop pro-saoudienne. À les croire, le richissime royaume saoud financerait les djihadistes étrangers en pointe de la rébellion contre le régime de Bachar el-Assad. "Comment la France peut-elle soutenir en Syrie ceux qu'elle combat au Mali ?" entend-on régulièrement dans la bouche des plus farouches opposants au président français, Marine Le Pen en tête. Cette idée est pourtant une aberration. Preuve en a encore été faite ce lundi. Par décret royal, Abdallah d'Arabie saoudite a en effet décidé de punir sévèrement tout citoyen saoudien s'engageant ou soutenant une organisation extrémiste, dans une évidente allusion à la Syrie. Et question terrorisme, le souverain saoudien, qui se sait dans la ligne de mire d'al-Qaida, ne plaisante pas : la mesure prévoit des peines allant de 5 à 30 ans de prison. Expérience et argent Depuis le début de la révolution syrienne en 2011, des milliers de combattants arabes en provenance du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Koweït, Yémen...), du Moyen-Orient (Irak, Jordanie), du Maghreb (Tunisie, Libye) et d'Europe sont venus rejoindre les groupes djihadistes, le Front al-Nosra (branche syrienne d'al-Qaida) et l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL, ancienne branche irakienne d'al-Qaida), engagés au sein de la rébellion syrienne. "Tandis que le...

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  • Alexccar le mercredi 5 fév 2014 à 12:12

    c'est cela oui ...

  • e.chauzi le mercredi 5 fév 2014 à 11:32

    Juste de partout dans le monde..