Non-cumul des mandats : la sainte colère du sénateur Mézard

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Jacques Mézard au conseil municipal d'Aurillac.
Jacques Mézard au conseil municipal d'Aurillac.

Qui est donc Jacques Mézard, qui a pris la tête de la fronde sénatoriale face au projet de non-cumul des mandats des parlementaires ? Un petit cumulard, contrairement à la majorité de ses collègues du Sénat. À 66 ans, le sénateur du Cantal, qui est entré au palais du Luxembourg en 2008, n'est que conseiller municipal d'Aurillac (fonction qu'il occupe depuis 1983). Jusqu'à aujourd'hui, son principal fait d'armes national fut de permettre la saisine du Conseil constitutionnel début 2012 à propos de la loi réprimant la contestation des génocides reconnus par la loi. Ce projet cher à Nicolas Sarkozy visait plus particulièrement à lutter contre la contestation du génocide arménien. Un coup d'éclat couronné de succès, puisque les Sages avaient censuré le texte.Dès l'élection de François Hollande, le président du groupe RDSE au Sénat (composé majoritairement de radicaux de gauche) a exprimé son opposition au texte sur le non-cumul, jugeant qu'il méconnaissait la spécificité de la Haute Assemblée. Dans une tribune publiée en juillet 2012, il plaidait avec nuance et mesure pour une limitation du cumul des mandats, non son interdiction totale. "Il n'est pas déraisonnable de penser qu'un élu local qui a la pratique du contact quotidien avec des administrés, qui gère un budget, bénéficie d'une expérience très utile pour voter la loi et contrôler l'action du gouvernement", faisait valoir Jacques Mézard.La presse bobo...

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