Nokia - Résultats inférieurs aux attentes, le titre chute

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    * Le résultat opérationnel chute de 49% au T2 
    * Le groupe voit une amélioration au S2 
    * Recul de 5,8% de l'action Nokia 
 
 (Actualisé précisions et cours de Bourse) 
    par Jussi Rosendahl et Tuomas Forsell 
    HELSINKI, 4 août (Reuters) - Nokia  NOKIA.HE  a fait état 
jeudi d'une baisse plus marquée que prévu de son bénéfice 
trimestriel, en raison notamment d'une diminution des dépenses 
consacrées par les opérateurs télécoms à leurs réseaux, une 
annonce qui fait plonger le titre de l'équipementier finlandais, 
en passe d'intégrer Alcatel-Lucent. 
    Vers 08h35 GMT, le titre Nokia perd 5,77% à 4,67 euros, 
accusant l'une des plus fortes baisses de l'indice Stoxx 600 
 .STOXX  alors que l'indice regroupant les valeurs 
technologiques européennes  .SX8P  est inchangé 
    Cela porte le recul de la valeur depuis le début de l'année 
à quelque 28,5% contre -0,8% pour l'indice sectoriel sur la 
période. 
    Le groupe a dégagé un résultat opérationnel de 322 millions 
sur le deuxième trimestre, un niveau très loin des 400 millions 
attendus en moyenne par les analystes interrogés par Reuters. 
    Nokia a par ailleurs relevé son objectif de réduction des 
coûts lié la fusion de 15,6 milliards d'euros avec 
Alcatal-Lucent, tablant désormais sur des économies annuelles de 
1,2 milliard d'euros dans le courant de 2018, contre un objectif 
précédent de quelque 900 millions. 
    Le groupe fut un temps le premier fabricant de téléphones 
portables mais a ensuite tardé à prendre le virage des 
smartphones et s'est fait distancer par Samsung et Apple. En 
2014, il a vendu son activité téléphones à Microsoft  MSFT.O  
pour ce concentrer sur les équipements de réseaux télécoms. 
    Le chiffre d'affaires du groupe a baissé de 11%, à 5,67 
milliards d'euros, avec des ventes des équipements réseaux 
revenues à 5,23 milliards, contre un consensus de 5,42 
milliards. 
     
    L'IMPACT DE LA FAILLITE DU BRÉSILIEN OI 
    Nokia a souligné que les ventes de produits pour réseaux 
mobiles avaient été particulièrement faibles, représentant à 
elles seules 80% du recul des ventes réseaux dans leur ensemble. 
    Ces ventes ont reculé sur tous les grands marchés mondiaux, 
avec notamment un repli de 12% en Amérique du Nord et en Europe, 
les deux premiers marchés de Nokia. 
    La marge opérationnelle de la division réseaux s'est établie 
à 6,0%, inférieure au consensus de marché qui était à 6,8%. 
    Le groupe a notamment imputé ce bas niveau de rentabilité à 
la faillite, intervenue en juin, de l'opérateur brésilien Oi 
 OIBR4.SA .  . Sans ce dépôt de bilan, la marge 
aurait été de près de 7%, précise-t-il. 
    "(Nous) espérons une légère amélioration aussi bien des 
ventes nettes que de la marge opérationnelle de nos activités 
réseaux entre le deuxième et le troisième trimestre, puis une 
amélioration plus notable entre le troisième et le quatrième", 
déclare Rajeev Suri, directeur général de Nokia, cité dans un 
communiqué. 
    Nokia a réaffirmé s'attendre pour l'ensemble de 2016 à une 
baisse du chiffre d'affaires réseaux. Le groupe prévoit 
désormais une marge opérationnelle comprise entre 7% et 9% 
contre une projection précédente d'une rentabilité supérieure à 
7%. Les analystes avaient jusqu'ici anticipé une marge annuelle 
de 8,8%. 
    "C'est un peu décevant, donc il y a une pression en faveur 
d'une révision des attentes du marché", a déclaré Mikael 
Rautanen, analyste chez Inderes Equity Research. 
    La logique qui a présidé au rachat d'Alcatel-Lucent était 
d'être mieux armé face aux géants du secteur que sont Ericsson 
 ERICb.ST  et Huawei  HWT.L  dans un secteur où les perspectives 
de croissance sont limitées jusqu'en 2020, année qui devrait 
être caractérisée par un nouveau cycle de grandes améliorations 
des réseaux. 
    Les dépenses des opérateurs consacrées aux reseaux 4G ont 
dépassé leurs pics dans la plupart des pays, ce qui contraint 
les équipementiers à attendre des contrats d'améliorations 
ponctuelles. 
    Autre difficulté pour Nokia et ses concurrents, les 
opérateurs ont tendance, dans une volonté de réduction des 
coûts, à avoir recours à des réseaux virtuels, ce qui signifie 
qu'ils ont moins besoin d'équipements. 
    En mai, le groupe a annoncé la signature d'un accord de 
licence exclusif de 10 ans avec la société finlandaise HMD 
Global en vue de créer des combinés et des tablettes de marque 
Nokia.   
 
 (Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par 
Juliette Rouillon) 
 

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