Nokia coupe dans ses effectifs, engagements tenus en France

le , mis à jour à 14:15
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 (Actualisé avec précisions sur la France et l'Allemagne) 
    HELSINKI/PARIS, 6 avril (Reuters) - Nokia  NOKIA.HE  a lancé 
mercredi un programme de suppressions de postes dans la foulée 
du rachat de son concurrent Alcatel-Lucent qui touchera 
principalement en Europe ses effectifs en Finlande et en 
Allemagne.  
    La France, berceau historique de l'équipementier 
Alcatel-Lucent, est relativement épargnée, Nokia ayant confirmé 
lors d'un comité de groupe européen qu'il conserverait un total 
de 4.200 postes sur le territoire jusqu'à fin 2017 comme il s'y 
était engagé auprès du gouvernement français. 
    Environ 400 postes seront supprimés dans des fonctions 
centrales par l'équipementier télécoms finlandais qui prévoit 
dans le même temps de recruter 500 personnes sur trois ans dans 
le domaine de la R&D, dont 300 jeunes diplômés. 
    "Les engagements qui ont été pris lors du rachat 
d'Alcatel-Lucent sont tenus", a déclaré à Reuters Frédéric 
Aussédat, représentant du syndicat CFE-CGC. 
    Une porte-parole de Nokia en France a précisé que plusieurs 
sites français deviendront des centres de compétence mondiaux 
pour Nokia dédiés à de nouvelles technologies jugées 
prometteuses comme la 5G, le futur très haut débit mobile, la 
cybersécurité ou l'internet des objets. 
    L'Allemagne sera en revanche concernée par 1.400 
suppressions de postes tandis que la Finlande perdra 1.300 de 
ses effectifs sur un total de 6.850. 
    "Il semble que les salariés finlandais aient perdu le match 
(face aux Français)", a déclaré Pertti Porokari, président de 
l'Union des ingénieurs professionnels en Finlande. "C'est un 
chiffre terrible, nous faisions déjà face à une situation 
difficile en termes d'emplois".     
    Nokia, qui emploie quelque 104.000 à travers le monde,  
prévoit de donner plus de détails en la matière lors de la 
publication de ses résultats trimestriels. 
    Projet annoncé en avril 2015, Nokia a racheté Alcatel-Lucent 
pour 15,6 milliards d'euros afin d'être mieux armé pour 
rivaliser avec le suédois Ericsson  ERICb.ST  et le chinois 
Huawei  HWT.UL  dans un marché où croissance limitée et forte 
concurrence tirent sur les prix.  ID:nL5N0XC0GA  
 
 (Jussi Rosendahl, avec Gwénaëlle Barzic et Benoit Van 
Overstraeten à Paris et le bureau de Francfort, édité par 
Jean-Michel Bélot) 
 

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