NKM réclame "une base légale" pour lutter contre la radicalisation

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Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, rendre le salafisme hors-la-loi permettrait d?avoir une base légale pour mener la lutte.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, rendre le salafisme hors-la-loi permettrait d?avoir une base légale pour mener la lutte.

Le Point.fr : Vous avez proposé de déclarer le salafisme hors-la-loi. Comment avez-vous construit, nourri votre réflexion sur ce sujet ?

Nathalie Kosciusko-Morizet : J'ai été confrontée au salafisme à plusieurs reprises lorsque j'étais maire de Longjumeau. Il y avait dans ma ville une salle de prière salafiste, déclarée comme telle. Je n'avais aucun outil pour la fermer. En ce moment, on peut fermer une mosquée salafiste du fait de l'état d'urgence. Mais hors état d'urgence, il faut des preuves très lourdes à réunir. On doit se réfugier derrière un problème d'insalubrité, une porte de secours manquante, etc. On a un problème, mais pas les moyens de le régler !

Rendre le salafisme hors-la-loi permettrait d'avoir une base légale pour mener la lutte. Cela doit s'accompagner du développement d'un islam de France, un islam qui soit une vraie alternative pour les croyants qui veulent pratiquer paisiblement.

Dans ma liste pour les municipales de 2008, j'avais un certain nombre d'élus de religion musulmane. Je me suis rendu compte qu'ils fréquentaient la salle de prière salafiste par défaut, car c'était la seule salle de prière de la ville. J'aurais pu libérer un terrain pour y construire une mosquée, mais si je l'avais fait, elle aurait été prise en mains par les salafistes.

C'est bien la preuve qu'il faut deux types...

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