Nissan renonce à réclamer des droits de vote chez Renault-Figaro

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    PARIS, 2 décembre (Reuters) - Le conseil d'administration de 
Nissan  7201.T  a renoncé lundi à exiger les droits de vote liés 
aux 15% du capital de Renault  RENA.PA  qu'il détient depuis 
2002, en raison de l'opposition de l'État français à cette 
requête, lit-on mercredi dans le Figaro, qui dit avoir consulté 
un document dont il ne précise pas la nature. 
    Cette information contredit celles circulant dans la presse 
japonaise prêtant à Nissan l'intention de réclamer 
officiellement que Renault redescende sa participation dans 
Nissan sous la barre des 40% (contre 43,4 % depuis 2002) et que 
le japonais obtienne des droits de vote dans le constructeur 
français. 
    Le quotidien japonais Nikkei estime pour sa part mercredi 
que Nissan aurait fait savoir au gouvernement français qu'il 
dénoncerait les modalités de son accord de participation croisée 
avec Renault à moins que l'Etat réduise sa participation ou 
prenne toute autre initiative pour restreindre son influence 
dans l'alliance des deux constructeurs.  ID:nL8N13Q50E  
    Selon le Figaro, Le conseil de Nissan a mandaté deux 
administrateurs, Hiroto Saikawa (également au board de Renault) 
et Greg Kelly, pour négocier un accord d'ici au conseil 
d'administration de Renault, prévu le 11 décembre. 
    Nissan souhaite que l'État français "limite son influence 
dans Renault aux sujets importants liés à la présence 
stratégique de Renault en France et n'interfère ni dans la 
gestion de Renault (au détriment potentiel des intérêts de 
Nissan), ni dans les affaires de Nissan", poursuit le Figaro, 
citant le même document, ce qui revient à demander à l'Etat 
qu'il n'exerce ses droits de vote doubles que dans des 
situations bien définies. 
    Les administrateurs du groupe japonais veulent, par 
ailleurs, que Renault continue de ne pas intervenir dans la 
gestion et la gouvernance du japonais, ajoute-t-il. 
    Dernier point, Nissan "veut avoir le droit d'acquérir des 
actions Renault" en cas d'interférence de Renault ou de l'État 
français dans ses affaires. 
    Pour être rassuré, le constructeur japonais demande que ces 
trois points fassent l'objet d'un accord officiel entre l'État 
français et Renault, précise le Figaro. 
    La crise a éclaté au grand jour au printemps, la décision de 
l'Etat de monter au capital de Renault pour s'assurer les droits 
de vote doubles de la loi Florange ayant été vue comme rompant 
le délicat équilibre de l'alliance fondée en 1999. 
 
 (Jean-Michel Bélot, édité par Gwénaëlle Barzic) 
 

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