Nissan pose ses conditions à Renault-presse

le
0
    PARIS, 29 novembre (Reuters) - Le conseil d'administration 
de Nissan  7201.T , réuni lundi au Japon, fixera plusieurs 
conditions "non négociables" pour rééquilibrer le rapport de 
force au sein de l'alliance avec Renault  RENA.PA , rapporte le 
Journal du Dimanche. 
    Un bras de fer est engagé depuis le printemps entre Carlos 
Ghosn, le PDG de Renault et Nissan, et le ministre français de 
l'Economie Emmanuel Macron en raison de la montée de l'Etat au 
capital de Renault, Nissan considérant que la manoeuvre 
déséquilibre l'alliance qui a donné naissance au quatrième 
constructeur automobile mondial. 
    Selon le JDD, le constructeur japonais, qui ne dispose 
d'aucun droit de vote chez Renault malgré ses 15% au capital du 
français, va "exiger que cette anomalie soit corrigée" et 
pourrait même "revendiquer les fameux droits de vote double" que 
l'application de la loi Florange au sein du groupe français va 
accorder aux actionnaires de long terme dès 2016. 
    Nissan va en outre demander que l'Etat français redescende à 
15% du capital comme il s'y était engagé après avoir pris 
environ 4% supplémentaires au printemps pour faire adopter les 
droits de vote double. "La vente du bloc de plus de 4% qu'il a 
acquis se révèle plus compliquée que prévu", croit savoir le 
journal. 
    Les Japonais seraient en revanche prêts à accepter le 
principe de droits de vote double, qui permettra à l'Etat 
français de concentrer 28% des droits de vote avec seulement 15% 
du capital, ajoute-t-il. Mais ils demanderont une révision de 
l'accord Rama, qui régit l'alliance depuis 2002 et qui est 
désormais jugé caduc par la partie japonaise. 
    "Nous savons très bien que l'alliance a été conclue à un 
moment où Nissan était en crise et qu'elle a participé à son 
redressement. Mais aujourd'hui, sur les 8,5 millions de voitures 
vendues par l'alliance, moins de trois millions sont produites 
par Renault", fait valoir une source japonaise citée par le JDD. 
    Les administrateurs de Renault examineront la proposition de 
Nissan lors d'une réunion en décembre, ajoute le journal qui 
insiste également sur le soutien "indéfectible" du conseil 
d'administration du constructeur nippon à Carlos Ghosn. Celui-ci 
présidera le conseil d'administration de lundi à Yokohama, le 
fief de Nissan près de Tokyo. 
    Renault détient 43,4% du capital de Nissan et Emmanuel 
Macron a réaffirmé mercredi dernier que l'Etat français 
n'accepterait aucun changement dans la structure de l'alliance. 
 ID:nP6N0W501Y  
    Reuters avait rapporté en octobre que Nissan ne voulait plus 
d'une alliance dominée par Renault.  ID:nL8N12R2SS  
     
 
 (Véronique Tison) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant