Nissan-Nouvelles pistes pour limiter le contrôle de Renault-sces

le , mis à jour à 15:15
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    * Nissan demande des engagements par écrit-sources 
    * Veut que Renault et l'Etat n'interviennent pas dans ses 
affaires-sces 
    * Nissan renoncerait à activer ses droits de vote-Le Figaro 
    * Les discussions vont continuer jusqu'au conseil du 11 
décembre 
 
 (Actualisé avec précisions, syndicat japonais) 
    par Gilles Guillaume et Laurence Frost 
    PARIS, 2 décembre (Reuters) - Nissan  7201.T  a fait de 
nouvelles propositions pour mettre fin au contrôle managérial de 
son partenaire français Renault  RENA.PA  et limiter l'influence 
de l'Etat français sur l'alliance entre les deux constructeurs, 
ont indiqué mercredi  des sources proches du dossier. 
    Dans un document, Nissan demande que les droits de vote de 
l'Etat soient à la fois plafonnés et leur exercice cantonné à 
des situations limitées, et réclame un engagement écrit que 
Renault n'interviendra pas dans la gestion et la gouvernance de 
Nissan, ou que l'Etat français n'interférera pas dans les 
affaires du groupe japonais, ont déclaré deux sources, 
confirmant des informations du Figaro. 
    Les deux parties "travaillent sur une solution", a indiqué 
une des sources, et les choses semblent aller "dans le sens des 
propositions (que le gouvernement) a faites". 
    Nissan a par ailleurs adopté une attitude de compromis sur 
la question des droits de vote au coeur de la crise qui agite 
l'alliance Renault-Nissan depuis plusieurs mois, ont ajouté les 
sources. Le groupe japonais, qui a tenu lundi un conseil 
d'administration, pourrait en effet renoncer à exiger 
l'activation de ses droits de vote. 
    En revanche, selon Le Figaro, le groupe veut avoir le droit 
d'acquérir des actions Renault en cas d'interférence dans ses 
affaires. 
    Le constructeur automobile nippon détient 15% de Renault 
mais aucun droit de vote, tandis que l'Etat français est monté 
en avril de 15,01% à près de 20% du capital de Renault pour 
s'assurer l'an prochain les droits de vote doubles prévus par la 
loi Florange. 
    Renault-Nissan et le ministère de l'Economie ont refusé de 
faire un commentaire. 
    Reuters a rapporté en octobre les premières propositions 
confidentielles de Nissan pour modifier les termes de son 
alliance avec Renault et mettre fin à la prépondérance du groupe 
français héritée du montage de 2002. Le groupe japonais y 
menaçait de porter sa participation dans Renault à au moins 25% 
et d'activer ses droits de vote dans son partenaire. 
 ID:nL8N12R2SS     
    Les négociations entre représentants de Nissan et de l'Etat, 
qui durent depuis deux mois, vont se poursuivre pour tenter de 
parvenir à un accord d'ici le prochain conseil d'administration 
de Renault, fixé au 11 décembre. 
    Un syndicat de Nissan a pris la parole mercredi sur le 
sujet, qualifiant d'"inacceptable" la montée au capital de 
l'Etat français pour s'assurer des droits de vote doubles. 
    "Nous soutenons les nombreuses tentatives de Nissan pour 
tenter de trouver avec le gouvernement français une solution 
équilibrée et constructive qui bénéficiera et renforcera 
l'alliance", écrit-il dans un communiqué. 
 
 (Avec Naomi Tajitsu à Tokyo, édité par Dominique Rodriguez) 
 

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