Nissan mettrait Paris au pied du mur concernant Renault-Nikkei

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    1er décembre (Reuters) - Nissan Motor  7201.T  aurait fait 
savoir au gouvernement français qu'il dénoncerait les modalités 
de son accord de participation croisée avec Renault  RENA.PA  à 
moins que l'Etat réduise sa participation ou prenne toute autre 
initiative pour restreindre son influence dans l'alliance des 
deux constructeurs, écrit le quotidien financier Nikkei 
mercredi. 
    Le constructeur automobile japonais avait apparemment 
demandé une réponse d'ici une réunion du conseil 
d'administration de Renault le 11 novembre dernier, ajoute le 
quotidien financier, sans citer de sources. 
    Le Nikkei rapportait mardi que Nissan souhaitait porter sa 
participation dans Renault à 25% au moins pour contrecarrer 
l'influence de l'Etat français, ou encore songeait à tenter de 
diluer les droits de vote de Renault à moins de 40%.  
    Le constructeur automobile japonais a réuni lundi un conseil 
d'administration pour évoquer notamment l'équilibre des pouvoirs 
au sein de l'alliance entre les deux groupes mais n'a rien dit 
sur ce qui a émergé du débat entre ses administrateurs. 
 ID:nL8N13P32R  
    Renault détient 43,4% du capital de Nissan et le groupe 
japonais possède en retour 15% de Renault mais aucun droit de 
vote.  
    La crise a éclaté au grand jour au printemps, la décision de 
l'Etat français de monter au capital de Renault pour s'assurer 
les droits de vote doubles de la loi Florange ayant été vue 
comme rompant le délicat équilibre de l'alliance fondée en 1999. 
    Le gouvernement japonais a exhorté mardi Nissan et Renault à 
préserver leur alliance, assurant qu'il apporterait pour ce 
faire tout le soutien nécessaire.    
 
 (Bureau de Bangalore, Wilfrid Exbrayat pour le service 
français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 

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  • mxlib le mercredi 2 déc 2015 à 10:16

    Il faut faire très attention à ne pas nous laisser peu à peu déposséder de Renault (après Pechiney, Arcelor, Solvay, Lafarge, SFR, Alstom – en attendant peut-être Areva, PSA, etc …).La meilleure solution : la réorientation massive de l'épargne vers nos entreprises.