Nissan «inquiet» du poids accru de l'État français chez Renault

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Des employés travaillent sur une ligne d'assemblage d'une usine de Nissan à Yokosuka, près de Tokyo. (© T. Yamanaka / AFP)
Des employés travaillent sur une ligne d'assemblage d'une usine de Nissan à Yokosuka, près de Tokyo. (© T. Yamanaka / AFP)

La crispation ne redescend pas entre Renault, Nissan et l’État français. Lors de la conférence de présentation des résultats semestriels du constructeur japonais, son directeur de la compétitivité Hiroto Saikawa a déclaré : «L'Etat français a désormais un poids plus important, du point de vue de Renault c'est un problème important et pour nous, Nissan, c'est un motif d'inquiétude. Nous avons déjà fait part de nos inquiétudes directement à l'Etat français, ainsi qu'au gouvernement japonais qui comprend notre position.»

Le responsable de Nissan a assuré que, loin de vouloir déstabiliser Renault, comme le craint le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, les discussions en cours visaient à «préserver l'autonomie de Renault». «À cet égard, nous sommes complètement en ligne avec le conseil d'administration de Renault», a assuré M. Saikawa, l'un des bras droits du PDG de Nissan Carlos Ghosn, qui dirige également Renault.

Il n'a pas souhaité s'exprimer sur la teneur des discussions. «Nous allons continuer à travailler», y compris avec l'État français, pour «parvenir à une solution constructive, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade», a-t-il conclu.

M. Ghosn avait réaffirmé la semaine dernière l'importance de l'alliance Renault-Nissan, née en 1999 : «S'il y a une priorité pour tout le

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