Nissan et Renault suspendent des commandes en Russie

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NISSAN ET RENAULT SUSPENDENT DES COMMANDES EN RUSSIE
NISSAN ET RENAULT SUSPENDENT DES COMMANDES EN RUSSIE

TOKYO (Reuters) - Nissan Motor et son partenaire Renault ont suspendu les commandes de certains modèles en Russie et pourraient relever leurs prix sur d'autres si le rouble continue sa dégringolade, a déclaré vendredi le PDG des deux groupes.

"Nous avons suspendu la prise de commandes", a dit à la presse Carlos Ghosn au siège de Nissan à Yokohama, ajoutant que le gel des commandes était limité à certains modèles et que les modèles déjà commandés seraient livrés.

"Tant que la situation ne sera pas claire, nous ne prendrons pas de nouvelles commandes", a-t-il ajouté.

La monnaie russe a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar depuis le début de l'année, mettant sous pression des constructeurs automobiles, contraints de relever leur prix dans un contexte de baisse de la demande.

General Motors a annoncé jeudi la suspension de la livraison de ses véhicules aux concessionnaires russes en réponse à la volatilité du rouble sur le marché des changes.

Nissan, pour sa part, a déjà augmenté de 5 à 8 % ses prix sur la moitié des modèles commercialisés en Russie. Selon Carlos Ghosn, le groupe automobile japonais a relevé ses tarifs sur les modèles qui utilisent beaucoup de composants importés.

La Russie est le cinquième marché de Nissan, qui a formé une alliance avec Renault et Avtovaz, le premier constructeur automobile russe.

D'après Carlos Ghosn, les trois constructeurs gagnent actuellement des parts de marché en Russie et ils ambitionnent de faire passer cette part à 40% contre 35% aujourd'hui.

Le PDG de l'alliance Renault-Nissan a fait part de sa conviction que le marché russe allait se stabiliser.

"La mauvaise nouvelle est que le marché est en baisse. C'est une mauvaise nouvelle pour tout le monde", a-t-il ajouté.

"Quand le rouble s'effondre, c'est un bain de sang pour tout le monde (...), les gens perdent de l'argent, tous les constructeurs automobiles perdent de l'argent".

(Mari Saito; Claude Chendjou pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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  • gletemps le vendredi 19 déc 2014 à 15:41

    super! les industriels vont commencer à faire la tronche de cette politique contre la Russie ! le Rouble va pouvoir commencé à remonter, l'europe à trop a y perdre !

  • charleco le vendredi 19 déc 2014 à 13:44

    On s'est tiré une balle dans le pied. Nos industriels et nos paysans devraient se révolter devant notre soumission à l'OTAN et aux USA. Poutine refuse d'être vassal de l'Occident (des USA), mais nous,nous sommes suffisamment idiots pour accepter et en redemander.

  • d.e.s.t. le vendredi 19 déc 2014 à 13:12

    Il n'a qu'à leur vendre des Lada, qui n'ont pas beaucoup baissé en France!

  • M7034327 le vendredi 19 déc 2014 à 12:54

    Commandes suspendues, chaines de production à l'arrêt. Si çà perdure, c'est tout le modèle qui est remis en question avec des milliers d'emplois à la clé...