Nissan décidera en novembre si le Qashqai sera fabriqué en GB

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    YOKOHOMA, Japon, 21 octobre (Reuters) - Nissan Motor 
 7201.T  décidera le mois prochain si la nouvelle version de son 
SUV Qashqai sera produite dans son usine britannique de 
Sunderland, une décision d'investissement qui aura valeur de 
symbole dans le contexte du "Brexit", a déclaré vendredi Carlos 
Ghosn, P-DG du constructeur automobile japonais. 
    Fin septembre, ce dernier avait dit souhaiter, avant de 
s'engager à investir davantage dans cette usine, un accord avec 
le Royaume-Uni sur des compensations en cas d'éventuels coûts 
douaniers liés à la décision du pays de quitter l'Union 
européenne.   
    La semaine dernière, à l'issue d'un entretien à Londres avec 
la Première ministre britannique Theresa May, Carlos Ghosn s'est 
dit confiant dans la capacité du Royaume-Uni à rester compétitif 
après sa sortie de l'Union européenne. 
    L'usine de Sunderland, qui fabrique l'actuelle version du 
Qashqai ainsi que d'autres modèles Nissan exportés en Europe, 
est la plus importante usine automobile de Grande-Bretagne, avec 
une production de 475.000 véhicules l'an dernier, dont 80% ont 
été exportés. 
    "Nous ne demandons pas à être avantagés (par le gouvernement 
britannique) mais nous ne voulons pas perdre en compétitivité 
(...)", a dit Carlos Ghosn à des journalistes au siège de Nissan 
à Yokohama. 
    Le P-DG du constructeur a dit avoir été rassuré par la 
volonté affirmée du gouvernement britannique de "faire très 
attention" à "préserver la compétitivité" du site de Sunderland. 
    "Tant que j'ai cette garantie (...) je peux envisager avec 
plus de sérénité l'avenir de Sunderland", a poursuivi Carlos 
Ghosn. 
    La production de la nouvelle version du Qashqai devrait 
commencer en 2018 ou 2019. 
    Lors de son premier sommet européen en tant que Première 
ministre britannique, Theresa May a confirmé jeudi qu'elle 
invoquerait d'ici fin mars 2017 l'article 50 relatif à la sortie 
de l'UE décidée le 23 juin par référendum, ce qui lancera deux 
ans de négociations. 
    A cette occasion, elle a répété qu'il n'y aurait pas de 
deuxième référendum et s'est prononcée en faveur d'une sortie 
"en douceur et ordonnée".   
 
 (Naomi Tajitsu, Benoît Van Overstraeten pour le service 
français) 
 

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