Nissan aurait triché en Corée du Sud sur les tests antipollution

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NISSAN ACCUSÉ DE TRICHERIE EN CORÉE DU SUD
NISSAN ACCUSÉ DE TRICHERIE EN CORÉE DU SUD

SEOUL (Reuters) - La Corée du Sud va infliger une amende de 330 millions de wons (248.000 euros) au constructeur automobile japonais Nissan et exiger le rappel de plus de 800 véhicules diesel de type Qashqai pour manipulation des données sur les émissions polluantes.

Le ministère sud-coréen de l'Environnement accuse Nissan d'avoir installé sur son SUV Qashqai un interrupteur du système de réduction des émissions polluantes lors d'une utilisation dans des conditions normales de température.

Le ministère a ordonné le rappel des 814 voitures de ce type vendues en Corée du Sud et envisage de porter plainte contre le responsable local de la marque japonaise.

Nissan conteste les constatations du ministère sud-coréen et dément toute infraction.

"Nissan n'a pas employé et n'emploie pas de dispositif illégal dans aucune des voitures que nous fabriquons", dit le constructeur nippon dans un communiqué, précisant que des tests antipollution effectués par des autorités de régulation dans l'Union européenne n'ont montré aucune triche.

La décision de la Corée du Sud intervient au mauvais moment pour le partenaire nippon de Renault qui a pris le contrôle de fait de son compatriote Mitsubishi Motors la semaine passée par le biais d'une opération de 2,2 milliards de dollars le faisant entrer au capital à hauteur de 34%.

(Hyunjoo Jin, Pierre Sérisier pour le service français, édité par Véronique Tison)

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