Nîmes Olympique : itinéraire d'une descente aux enfers

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Nîmes Olympique : itinéraire d'une descente aux enfers
Nîmes Olympique : itinéraire d'une descente aux enfers

Excité par l'arrivée d'un nouveau président en avril 2014, les Nîmois sont en train de déchanter, sportivement, et en coulisses. Au centre des tracas, de forts soupçons de matches arrangés. Retour sur un gros semestre de mauvaise nage pour les Crocodiles.Le Nîmes Olympique est en plein cauchemar. Soupçonné de "corruption active et passive dans le cadre de manifestations sportives", le président du club de Ligue 2 a été placé en garde à vue mardi 18 novembre au matin. Jean-Marc Conrad est suspecté d'avoir "arrangé" des matchs en fin de saison dernière afin de sauver le club de la relégation en National. Serge Kasparian, actionnaire du club et également impliqué, est déjà incarcéré depuis le 16 novembre pour une affaire relatif au monde du jeu. Des écoutes téléphoniques initialement liées à cette histoire ont éveillé les soupçons du Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire. Plusieurs matchs du club sont dans le collimateur : des déplacements à Bastia, à Dijon, à Angers, Créteil et surtout à Caen. Ce match avait déjà fait jaser : un match nul assurait la montée en L1 des Normands et le maintien en L2 des Gardois. Plus que le résultat final (1-1) - un score déjà acquis à la mi-temps –, le scénario de la seconde période intrigue : passes latérales, aucune attaque, une parodie de football. Nîmes se maintient en Ligue 2 et la nouvelle direction peut enfin attaquer la reconstruction du club. Mais six mois plus tard, le Nîmes Olympique passe du rire aux larmes de crocodile.
Sous le soleil de Bodega
Flashback. Jean-Marc Conrad débarque à la tête du Nîmes Olympique le 9 avril 2014. Le quinquagénaire est un touche-à-tout. D'abord agent immobilier au début des années 2000, il devient ensuite PDG du groupe de presse gratuite immobilière Immoxia avant de passer par la politique dans le Vaucluse. Puis se lance dans le foot. Il propulse Arles-Avignon du National à la L1 et, après avoir cédé sa place à Marcel Salerno, se rabat sur le Pontet en CFA. Mais, ambitieux et combattif, le natif de Metz lorgne sur le club gardois depuis plusieurs années. Quelques jours après son cinquantième anniversaire, la consécration arrive enfin : " Le Nîmes Olympique, c'est un monument. C'est un honneur de reprendre le club ". Les Crocos, aux portes du National, ça ne lui fait pas peur. Ni aux deux actionnaires qui l'accompagnent. Le premier s'appelle Rani Assaf. Son nom est quasi-inconnu, son visage aussi. Il s'agit pourtant du bras droit...

Le Nîmes Olympique est en plein cauchemar. Soupçonné de "corruption active et passive dans le cadre de manifestations sportives", le président du club de Ligue 2 a été placé en garde à vue mardi 18 novembre au matin. Jean-Marc Conrad est suspecté d'avoir "arrangé" des matchs en fin de saison dernière afin de sauver le club de la relégation en National. Serge Kasparian, actionnaire du club et également impliqué, est déjà incarcéré depuis le 16 novembre pour une affaire relatif au monde du jeu. Des écoutes téléphoniques initialement liées à cette histoire ont éveillé les soupçons du Service central des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire. Plusieurs matchs du club sont dans le collimateur : des déplacements à Bastia, à Dijon, à Angers, Créteil et surtout à Caen. Ce match avait déjà fait jaser : un match nul assurait la montée en L1 des Normands et le maintien en L2 des Gardois. Plus que le résultat final (1-1) - un score déjà acquis à la mi-temps –, le scénario de la seconde période intrigue : passes latérales, aucune attaque, une parodie de football. Nîmes se maintient en Ligue 2 et la nouvelle direction peut enfin attaquer la reconstruction du club. Mais six mois plus tard, le Nîmes Olympique passe du rire aux larmes de crocodile.
Sous le soleil de Bodega
Flashback. Jean-Marc Conrad débarque à la tête du Nîmes Olympique le 9 avril 2014. Le quinquagénaire est un touche-à-tout. D'abord agent immobilier au début des années 2000, il devient ensuite PDG du groupe de presse gratuite immobilière Immoxia avant de passer par la politique dans le Vaucluse. Puis se lance dans le foot. Il propulse Arles-Avignon du National à la L1 et, après avoir cédé sa place à Marcel Salerno, se rabat sur le Pontet en CFA. Mais, ambitieux et combattif, le natif de Metz lorgne sur le club gardois depuis plusieurs années. Quelques jours après son cinquantième anniversaire, la consécration arrive enfin : " Le Nîmes Olympique, c'est un monument. C'est un honneur de reprendre le club ". Les Crocos, aux portes du National, ça ne lui fait pas peur. Ni aux deux actionnaires qui l'accompagnent. Le premier s'appelle Rani Assaf. Son nom est quasi-inconnu, son visage aussi. Il s'agit pourtant du bras droit...

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