Nikolic, un nationaliste serbe pragmatique

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Cela fait quatre ans que Nikolic s'est rangé à la stratégie de long terme la plus raisonnable pour la Serbie : celle de l'intégration au sein de l'Union européenne.

Contrairement aux apparences, la Serbie n'a pas connu, dimanche 20 mai, de tsunami politique. D'abord, l'élection au suffrage universel de Tomislav Nikolic à la présidence de la République n'est pas si inattendue. C'était le quatrième scrutin auquel se présentait ce tranquille père de famille, originaire de Kragujevac, ville industrielle de la Serbie profonde. En 2008, il n'avait été battu que de deux points par Boris Tadic, au second tour. Le 20 mai, c'est lui qui l'emporta de deux points, en raison d'une faible mobilisation des électeurs du Parti démocrate de Tadic, dont la frange «bobo» déserta les bureaux de vote afin de profiter du soleil qui inondait le pays ce week-end-là.

Ensuite, cela fait quatre ans que Nikolic s'est rangé à la stratégie de long terme la plus raisonnable pour la Serbie, celle de l'intégration au sein de l'Union européenne, de préférence aux fantasmes d'une alliance stratégique avec la Russie. Nikolic est un homme qui a suivi un parcou

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