Ñiguez in Madrid

le
0
Ñiguez in Madrid
Ñiguez in Madrid

Flamboyant face à Barcelone, Saúl Ñiguez n'en est pas à son premier masterpiece. À tout juste 21 ans, il s'est mué en nouveau leader de cet Atlético. Une ascension linéaire qu'il doit à son talent autant qu'à son sens du sacrifice. Mais sûrement pas au Real Madrid.

"Oh, pobrecito… Que feo es esa acción ! " Lorsque les commentateurs espagnols découvrent, au ralenti, le tampon que reçoit Saúl Ñiguez, leurs voix tressaillent. À raison, car l'espoir de l'Atlético de Madrid ne peut se relever de la pelouse d'une Bayer Arena qu'il quitte sur un brancard. Pourtant, personne n'imagine alors la dramaturgie entraînée par ce coup reçu au rein. "Ça a été le pire jour de ma vie", rembobine-t-il dernièrement à Marca. "J'ai eu des convulsions et j'ai vomi plus de sept fois avant d'arriver dans le vestiaire. Quand je me suis assis, je tremblais et je ne pouvais pas bouger. Je ne sentais plus mes bras ni mes jambes." De cet œdème au niveau des reins, il en garde une peur bleue et un tatouage sur le poignet : "Ta force ne vient pas de ta capacité physique, mais de la volonté de ton âme." Autant dire que le minot de vingt et un ans a un moral en titane, lui qui revient d'entre les morts trente-quatre jours seulement après être sorti de l'hôpital. Depuis, le canterano fait la fierté de son club, l'Atlético, de son mentor, Diego Simeone, et de sa famille, tous footballeurs du paternel aux frangins. Saúl, ou le meilleur d'entre tous.

Bizutage merengue, apprentissage rojiblanco et éclosion rayista


Très jeune, Saúl Ñiguez fait la rencontre de l'échec. Mieux, il apprend à toujours s'en relever. Dernier rejeton de José Antonio, joueur emblématique d'Elche, il embrasse le même avenir que ses aînés Aaron et Jonathan, tous deux professionnels. Si bien que dès son onzième anniversaire, il s'envole pour Madrid et son Real. "Ça a été une bonne expérience dans le sens où j'ai appris beaucoup de choses, j'ai grandi", synthétise-t-il au Mundo en février dernier. Une "positive attitude" qui ne cache pas une profonde rancœur envers la Casa Blanca. Il détaille : "Il m'est arrivé des choses en dehors du sportif qu'un garçon de onze ans ne peut pas vivre. On me volait mes chaussures, ma nourriture… On m'a également interdit de venir à Valdebebas pendant deux semaines alors que je n'avais rien fait." Si bien qu'un an après son arrivée, déboussolé autant que dégoûté, il quitte le fanion madridista pour celui des Colchoneros. Alors dans le creux de la vague…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant