Nigeria : offensive meurtrière de Boko Haram, une femme tuée en plein accouchement

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Nigeria : offensive meurtrière de Boko Haram, une femme tuée en plein accouchement
Nigeria : offensive meurtrière de Boko Haram, une femme tuée en plein accouchement

Les combattants islamistes de Boko Haram ont tué une femme en train d'accoucher au cours de l'offensive la plus «destructrice» de leur six années d'insurrection dans le nord-est du Nigeria. Dès ce jeudi matin, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a qualifié ces massacres perpétrés par Boko Haram  de «crime contre l'humanité».

Un peu plus tôt, l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, qui dénonce elle aussi des «crimes de guerre» et «crimes contre l'humanité», a relaté dans un communiqué le récit d'un témoin de l'attaque de la ville de Baga, sur les rives du lac Tchad. Entre autres horreurs commises, cette personne, dont le nom n'a pas été révélé, affirme qu'une femme enceinte a été abattue en plein travail, en même temps que plusieurs jeunes enfants.

«La moitié du bébé (était) sortie et elle est morte dans cette position», raconte ce témoin cité par Amnesty. Selon l'organisation, des centaines de personnes, si ce n'est plus, pourraient avoir été tuées dans cette offensive lancée le 3 janvier qui semblait viser les milices civiles d'auto-défense assistant l'armée contre Boko Haram. «Ils ont tué tellement de gens. J'ai peut-être vu 100 personnes tuées à un moment à Baga. J'ai couru dans la brousse. Alors que nous courions, ils mitraillaient et tuaient», décrit aussi un quinquagénaire non-identifié. Une autre femme ajoute : «Il y avait des cadavres partout où je regardais».

Un témoin dit avoir marché sur des cadavres sur 5 km

Ces témoignages corroborent les propos de responsables locaux, selon lesquels le bilan des victimes est extrêmement élevé, ainsi que ceux de témoins contactés par l'AFP, qui décrivaient des rues parsemées de cadavres en décomposition. Un homme échappé de Baga après être resté caché trois jours avait ainsi déclaré avoir «marché sur des cadavres» sur cinq kilomètres dans sa fuite à travers la brousse.

Amnesty a ...

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