Nigeria-Nouvelles discussions pour sécuriser le Delta-président

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    ABUJA, 22 juillet (Reuters) - Le gouvernement nigérian 
discute avec des groupes rebelles opérant dans le delta du 
Niger, pour mettre fin aux attaques sur les infrastructures 
pétrolières et gazières, annonce jeudi le président Muhammadu 
Buhari. 
    Le cessez-le-feu conclu il y a un mois par le Nigeria avec 
les groupes rebelles était fixé à un mois et a donc 
théoriquement expiré. 
    Les Vengeurs du Delta du Niger (NDA), un groupe qui a 
multiplié les attaques dans cette région riche en hydrocarbures, 
démentent toutefois toute discussion. 
    Le président nigérian Muhammadu Buhari dit dans un 
communiqué utiliser l'intermédiaire des compagnies pétrolières 
et des agences de sécurité pour parler au groupe "pour trouver 
une solution durable à l'insécurité dans la région". 
    Il dit également envisager un programme d'amnistie pour les 
anciens combattants rebelles, leur offrant une formation et de 
l'argent. 
    "Nous étudions les instruments (d'une amnistie). Nous devons 
rendre l'environnement plus sûr, sinon les investissement ne 
viendront pas", poursuit-il. 
    Les Vengeurs du Delta du Niger (NDA) expliquent pour leur 
part qu'il n'y aura pas de dialogue sans médiateurs 
internationaux. 
    "Nous ne sommes au courant d'aucune négociation de paix", a 
dit le groupe dans un communiqué publié sur son site. "Le 
président Buhari (...) n'est pas sincère à l'égard du peuple 
nigérian et de ses alliés étrangers", poursuit-il. 
    Les attaques de ce groupe expliquent en partie la baisse de 
la production pétrolière nationale, tombée près de son plus bas 
niveau en trente ans, et perdant près de 700.000 barils par 
jour, selon une estimation de la compagnie pétrolière nationale 
NNPC. 
    En juin, le gouvernement avait annoncé que le cessez-le-feu 
incluait les Vengeurs.   
    Ceux-ci disent se battre pour un meilleur partage des 
recettes du pétrole dans le Delta et pour la dépollution et 
l'indépendance de cette région du sud du Nigeria.   
    Les ventes de brut, provenant principalement de cette région 
marécageuse, représentent 70% du revenu de la première économie 
africaine. 
     
 
 (Felix Onuah; Laura Martin et Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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