Nigeria-L'armée repousse une attaque de Boko Haram contre une ville

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(actualisé tout du long) MAIDUGURI, Nigeria, 14 janvier (Reuters) - Les forces de sécurité nigérianes ont repoussé mercredi une attaque des islamistes de Boko Haram contre la ville de Biu, dans le nord-est du Nigeria, tuant plusieurs assaillants, ont rapporté l'armée et des témoins. Plusieurs dizaines d'insurgés ont pénétré dans Biu à bord de pick-up et à moto, a déclaré un témoin à Reuters. "Ils sont arrivés en criant 'Allah Akbar' (Dieu est grand) et en tirant à l'aveuglette, mais ont dû affronter les soldats pendant trois heures (...)", a dit ce témoin. "Pour le moment, trois seulement ont pu s'échapper dans la brousse et sont pourchassés par les soldats", a-t-il ajouté. Un autre témoin a dit avoir vu, après l'attaque, au moins 17 corps de combattants de Boko Haram gisant dans les rues aux abords de la caserne de Biu. L'état-major de l'armée, qui fait rarement état de telles attaques, a confirmé les événements. "Attaque terroriste repoussée par l'armée à Biu. Les troupes pourchassent les terroristes en fuite", a tweeté l'armée, en précisant que cinq membres de Boko Haram avaient été capturés et que deux canons antiaériens avaient été saisis. Il s'agit de la deuxième attaque par Boko Haram d'une localité importante au cours des 15 derniers jours. Le 3 janvier, Boko Haram s'est emparé de la base militaire et de la ville de Baga, non loin des rives du lac Tchad. Baga abritait le quartier général d'une force multinationale composée, outre des Nigérians, de Tchadiens, de Nigériens et de Camerounais. L'armée a fait état d'un bilan de 150 morts à Baga mais certains responsables locaux ont parlé de 2.000 tués. Les islamistes contrôlent toujours Baga, que l'armée a tenté en vain de reprendre. Les Etats-Unis ont déclaré mardi que les élections présidentielle et législatives prévues le 14 février au Nigeria étaient l'un des facteurs à l'origine de la recrudescence d'attaques de Boko Haram, groupe qui a tué des milliers de personnes depuis le lancement de son insurrection voici cinq ans. Mardi, un kamikaze a actionné ses charges explosives à l'heure de la prière devant une mosquée de Gombe, dans le nord-est du Nigeria, tuant au moins deux autres personnes et en blessant 14. (Tim Cocks; Eric Faye pour le service français)

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