Nigeria-Deux villes reprises par les Tchadiens et Nigériens

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NIAMEY/N'DJAMENA, 9 mars (Reuters) - Les troupes tchadiennes et nigériennes ont chassé les islamistes de Boko Haram de deux villes du nord du Nigeria, Malam Fatouri et Damasak, a-t-on déclaré lundi de sources militaires nigériennes. Il s'agit des premières victoires annoncées depuis le déclenchement ce week-end d'une offensive conjointe tchado-nigérienne dans cette région. Environ 300 membres de Boko Haram ont été tués dans les combats, dit-on de mêmes sources. Dans l'autre camp, une dizaine de soldats tchadiens sont morts dans les combats au Nigeria depuis dimanche, a déclaré un officier tchadien sous le sceau de l'anonymat. Plusieurs milliers de militaires tchadiens et nigériens ont franchi la frontière nigériane dimanche pour reprendre des zones tenues par Boko Haram, organisation extrémiste sunnite en lutte pour la création d'un émirat dans le nord-est du Nigeria. "Nous avons chassé l'ennemi de ces secteurs, qui sont désormais sous notre contrôle", a dit l'une des sources militaires nigériennes. Damasak se trouve à une quinzaine de kilomètres au sud de la frontière nigérienne, où les troupes du Tchad et du Niger s'étaient massées ces dernières semaines en prévision de cette offensive. "Nous avons eu le feu vert du Nigeria pour ces opérations", a-t-on souligné de source militaire nigérienne. Le Nigeria, dont l'armée a lancé sa propre offensive contre Boko Haram, n'a pas réagi pour le moment à ces informations. Boko Haram, dont l'insurrection lancée voici six ans a fait des milliers de morts, a annoncé samedi qu'il prêtait allégeance à l'Etat islamique (EI), groupe djihadiste qui contrôle depuis l'an dernier de vastes territoires en Irak et en Syrie. Le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin ont mobilisé des milliers d'hommes cette année pour aider le Nigeria à venir à bout de l'insurrection de Boko Haram. Le Nigeria et ses voisins s'emploient à établir les plans et les règles d'engagement d'une force régionale de 8.700 hommes, mais la coopération entre les différentes armées est freinée par moments par certaines tensions. (Abdoulaye Massalaki à Niamey et Madjiasra Nako à N'Djamena; Eric Faye pour le service français)

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