Nigeria : Boko Haram pourrait s'emparer de tout le nord-est du pays

le
0
Nigeria : Boko Haram pourrait s'emparer de tout le nord-est du pays
Nigeria : Boko Haram pourrait s'emparer de tout le nord-est du pays

Boko Haram poursuit sa progression. Après avoir lancé la semaine dernière une attaque contre la ville de Gamboru Ngala, au nord-est du Nigeria, c'est la ville de Bama qui serait désormais aux mains du groupe islamiste Boko Haram selon les témoignages d'habitants. «Bama est maintenant entre les mains de Boko Haram parce qu'il ne reste plus un seul soldat là-bas», explique Umar Dahiru, un habitant de la ville en fuite.

Deuxième ville de l'Etat de Borno, Bama ne se trouve qu'à 70 km au sud-est de Maiduguri, la capitale de l'Etat et métropole régionale de 1,5 million d'habitants qui est aussi le berceau historique de Boko Haram. La secte y est née en 2002 sous la conduite d'un influent prédicateur, Mohamed Yusuf. Ses militants en ont été chassés au printemps 2013 lorsque l'armée nigériane a décrété l'Etat d'urgence et lancé une grande offensive contre eux.

D'après des experts du Réseau Sécurité Nigeria, c'est tout l'Etat de Borno qui est sur le point de tomber aux mains du groupe islamiste, ce qui permettrait à Boko Haram de «réaliser son ambition d'établir un califat dans le nord-est du Nigeria. Si Borno tombe, des territoires des Etats voisins de Yobe et d'Adamawa pourraient suivre», ainsi que «des territoires camerounais frontaliers». Si ce scénario se réalise selon cees mêmes experts, «une crise humanitaire majeure» est à craindre, avec «des dizaines ou même des centaines de milliers de réfugiés».

L'armée nigériane dément la perte de Bama

Des milliers d'habitants ont fui les combats à Bama pour se réfugier à Maiduguri. D'après plusieurs témoignages, les combattants de Boko Haram ont vaincu l'armée et se sont emparés de la base militaire de la ville. Selon Umar Dahiru, «plus de 400 soldats se sont enfuis avec des habitants.» «Certains soldats n'avaient pas de chaussures, d'autres seulement une veste, et d'autres pas de fusil, témoigne Aliyu Dawud, un étudiant de l'université de Maiduguri. A ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant