Nigéria : Boko Haram a massacré plus de 1000 civils cette année

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Nigéria : Boko Haram a massacré plus de 1000 civils cette année
Nigéria : Boko Haram a massacré plus de 1000 civils cette année

C'est l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch qui s'en alarme : plus de 1.000 civils ont été tués au Nigéria dans les attaques perpétrées depuis début 2015 par Boko Haram. «Semaine après semaine, nous sommes confrontés aux exactions de plus en plus brutales de Boko Haram contre les civils», s'inquiète Mausi Segun, analyste de l'ONG pour le Nigeria. «Le gouvernement nigérian doit faire de la protection des civils une priorité lors de ses opérations militaires contre Boko Haram», ajoute le représentant de HRW.

Human Rights Watch, dont le siège est à New York, évalue à au moins 3.750 le nombre de civils tués dans les attaques de la secte islamiste en 2014. En outre, le nombre de victimes sur le premier trimestre 2015 est en augmentation par rapport à la même période en 2014. Le président nigérian Goodluck Jonathan évoquait en 2014 plus de 13.000 morts mais d'autres sources ont établi des bilans variant de 9.000 à 17.500 tués.

Pour HRW, l'augmentation du nombre de victimes civiles depuis début 2015 coïncide avec l'extension des attaques de Boko Haram aux pays voisins - Tchad, Niger, Cameroun - et à la multiplication des attentats-suicides au Nigéria dans des marchés ou des gares routières bondées. Mausi Segun estime également que les forces de sécurité nigérianes n'ont «pas réussi à prendre toutes les mesures nécessaires» pour protéger les habitants lors des opérations contre les combattants de la secte. Il fait état de témoignages de civils accusant l'armée d'avoir attaqué et brûlé le village de Mundu, dans l'État de Bauchi, en décembre, tuant cinq de ses habitants dont une octogénaire. Interrogée par HRW, l'armée nigériane a affirmé ne pas avoir connaissance de cette attaque mais a ordonné une enquête qualifiée par HRW de «première étape importante».

Il reste très difficile d'établir un bilan fiable des victimes de Boko Haram, en raison des difficultés de ...

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