Niger : un humanitaire américain enlevé, deux personnes tuées

le , mis à jour à 14:24
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Niger : un humanitaire américain enlevé, deux personnes tuées
Niger : un humanitaire américain enlevé, deux personnes tuées

Un travailleur humanitaire américain a été enlevé vendredi soir au Niger. Les faits se sont produits à Abalak, une préfecture de la région de Tahoua située à 350 km au Nord-Est de Niamey, la capitale. Deux personnes ont été tuées pendant le rapt.

 

«Un Américain travaillant pour une ONG (NDLR : Organisation non gouvernementale) a été enlevé ce vendredi vers 21 heures locales (22 heures en France) à Abalak. Il est trop tôt pour déterminer l'identité des ravisseurs qui sont repartis vers le Mali. Les autorités ont déclenché une alerte maximum dans la zone», a déclaré une source sécuritaire sous couvert de l'anonymat. «Au moins deux personnes ont été tuées lors de la fusillade» précédant l'enlèvement, a ajouté la source. Elle a indiqué que les victimes étaient probablement des Nigériens. «Des poursuites sont engagées. Toutes les voies menant au Mali sont surveillées.»

 

«  On cherche. On ne sait pas s'ils sont encore au Niger ou s'ils sont déjà au Mali. On fait tout pour le retrouver », a affirmé en fin de matinée ce samedi le ministre nigérien de l'Intérieur, Hassoumi Massaoudou. Le ministre a refusé de s'étendre sur l'identité des assaillants, déclarant cependant que « ce sont toujours les mêmes (groupes jihadistes), c'est encore le problème du Nord Mali ».

 

Une région instable

 

C'est la première fois qu'un ressortissant américain est enlevé au Niger. Un porte-parole du département d'Etat américain, le ministère américain des Affaires étrangères, a indiqué être au courant d'informations de presse sur l'enlèvement d'un citoyen américain au Niger, mais n'a pas souhaité faire plus de commentaire. 

 

La région de Tahoua, où a été capturé l'Américain, est instable. Le 7 octobre, 22 soldats nigériens y ont péri lors d'une attaque d'hommes armés venus du Mali contre un site de réfugiés maliens, à Tazalit. Trois soldats ont aussi ...

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