Nicollin estime que le titre de 2012 n'est pas encore digéré

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Nicollin estime que le titre de 2012 n'est pas encore digéré
Nicollin estime que le titre de 2012 n'est pas encore digéré

On l'aurait presque oublié mais Montpellier fêtait son titre de champion de France il y a un an et demi. Rassemblement populaire place de la Comédie, crête orangée pour le président Loulou et cascade de champagne pour les joueurs héraultais. Dix-huit mois plus tard, c'est encore la gueule de bois pour un club qui n'a pas encore digéré ce sacre inattendu. « Avec le recul, j'aurais préféré finir deuxième, avoue aujourd'hui Louis Nicollin dans les colonnes de l'Equipe. Ce titre, on en subit encore les conséquences. Deux entraîneurs à payer (ndlr : Jean Fernandez et Rolland Courbis), un nouveau préparateur physique? On devra peut-être aussi se renforcer au Mercato? »

« S'ils avaient fait les poubelles comme moi? »

Comment passe-t-on en si peu de temps d'un titre en L1 à une triste dix-septième place après dix-sept journées ? Louis Nicollin a évidemment son idée sur la question et cela ne devrait pas faire plaisir à certains de ses joueurs : « A part mon fils Laurent, Michel Mézy et moi, tout le monde avait pris un ??caisson'' à ne pas pouvoir passer par la porte. Je l'ai senti tout de suite dans le comportement et la suffisance des gens au Trophée des Champions à New-York (ndlr : match perdu aux tirs au but face à Lyon). S'ils avaient fait les poubelles comme moi quand ils étaient jeunes, ils n'auraient pas attrapé ce putain de cigare. »

Des recrues qui ne jouent pas

Malgré tout, Montpellier a terminé la saison à la neuvième place l'an dernier tout en essayant de faire bonne figure en Ligue des Champions. « On a dit que nous étions la honte du football français mais on a pris plus de points que Marseille », rappelle un Loulou Nicollin qui se dit encore touché et sali par les commentaires de l'époque. Mais il ne comprend pas en revanche le traitement de certaines de ses recrues. « L'an dernier, on avait la ??came'' pour être dans les trois ou quatre premiers, affirme le président héraultais. Mais si on recrute des joueurs pour ne jamais les faire jouer, je ne vois pas comment ils peuvent briller. » Une référence notamment à Anthony Mounier, qui n'a jamais eu sa chance avec René Girard puis avec Jean Fernandez.

Toujours des ambitions

Aujourd'hui, une nouvelle page est à écrire avec Rolland Courbis aux commandes. Et Louis Nicollin ne manque pas d'ambition malgré cette première partie de saison chaotique. « On se situe à la dixième place, estime-t-il. Mais avant d'y arriver, il va falloir en gagner des matchs, faire front, se battre. Comme j'ai pris le ??Sorcier'', on devrait pouvoir y arriver. » Pas de quoi sabrer le champagne évidemment en fin de saison. Mais de toute façon, les bulles se digèrent mal dans l'Hérault ces derniers temps?

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