Nicolas Sarkozy termine par Toulon, ville symbole du FN

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Nicolas Sarkozy termine par Toulon, ville symbole du FN
Nicolas Sarkozy termine par Toulon, ville symbole du FN

par Jean-François Rosnoblet

TOULON, Var (Reuters) - Nicolas Sarkozy a choisi pour son dernier meeting de campagne de l'élection présidentielle Toulon, l'une des quatre villes de France à avoir été gérées par le Front national qui y a connu un net regain lors du premier tour.

Au lendemain du duel télévisé qui l'a opposé mercredi soir au socialiste François Hollande, le président sortant investira ce jeudi soir la salle du Zénith, qui peut accueillir jusqu'à 8.000 personnes, dans une ville qui s'est massivement prononcée en sa faveur en 2007 avec près de 63% des voix.

Sans surprise, les électeurs toulonnais l'ont de nouveau placé en tête de leurs préférences au soir du 22 avril. Mais le candidat de l'UMP n'a pas retrouvé, loin s'en faut, son score du premier tour de 2007 avec seulement 32,21% des suffrages, contre 38,24%.

Cet écart de près de 7.000 voix profite en priorité à Marine Le Pen, deuxième avec 23,37% des voix. La candidate du FN a fait mieux que son père, Jean-Marie, qui n'avait terminé que quatrième dans la cité varoise en 2007 (13,53%).

Malmené par les sondages qui le donnent tous perdant au second tour, le président-candidat s'est déclaré combatif au lendemain du débat.

"Jamais, je pense, une élection n'aura été aussi indécise et jamais les choses ne se détermineront autant au dernier moment", a-t-il dit sur RTL.

DEUX DISCOURS

Avec Marignane (Bouches-du-Rhône) et Orange (Vaucluse), Toulon a été l'une des trois villes symboles à avoir basculé dans le giron du parti d'extrême droite lors des municipales de 1995. Vitrolles (Bouches-du-Rhône) allait les rejoindre en 1997.

"C'est une ville qui lui porte chance", aime pourtant répéter le maire UMP de Toulon, Hubert Falco, qui a repris les rênes de la cité en 2001.

Le 25 septembre 2008, Nicolas Sarkozy avait ainsi choisi Toulon pour dénoncer les dérives du capitalisme financier après l'effondrement de la banque Lehman Brothers. Ce discours avait permis au chef de l'État de regagner douze points de popularité dans les sondages.

Trois ans plus tard, il a choisi la même tribune en décembre dernier pour livrer sa vision de la crise et de ses conséquences. Sans effet notable cette fois sur les enquêtes d'opinion.

"Les Français peuvent admettre l'échec et l'erreur, pas la trahison", juge sans détour le responsable départemental du Front national, Frédéric Boccaletti.

"Quand il dit ne pas vouloir chasser sur nos terres, il nous crache au visage et il veut ensuite que nos électeurs aillent voter pour lui. Il rêve, nos électeurs ne sont pas dupes et ils ne tromperont pas dans leur choix", dit-il à Reuters.

Nicolas Sarkozy a bouclé en tête le premier tour de la présidentielle dans le Var avec 34,78% des voix. Il a devancé Marine Le Pen (24,83%), qui est arrivée en tête dans 34 des 153 communes du département, devant François Hollande (19,65%) et Jean-Luc Mélenchon (9,13%).

Edité par Patrick Vignal

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  • M3101717 le jeudi 3 mai 2012 à 11:44

    Allez, va, plus que quelques jours ! Il ne nous restera que les dettes :(