Nicolas Sarkozy se recueille dans un collège parisien

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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a estimé mardi que "toute la République" était concernée par la tuerie de Toulouse, qui a fait quatre morts lundi dans une école juive, dont trois enfants de quatre à sept ans à la mémoire desquels une minute de silence a été observée dans tous les établissements scolaires de France.

Le président de la République a lui-même participé à cet instant de recueillement collectif au milieu d'élèves dans la cour du collège public François Couperin, dans le IVe arrondissement de Paris, à deux pas du Mémorial de la Shoah et du Mur des Justes, qui rend hommage aux femmes et aux hommes qui ont aidé des juifs pendant l'occupation nazie.

"Tous les enfants, tous les étudiants, tous les élèves, nous tous nous sommes concernés par ce qui s'est passé", a-t-il dit à la fin de cette minute de silence. "Ça c'est passé à Toulouse, dans une école confessionnelle, avec des enfants de familles juives. Mais ça aurait pu se passer ici."

"Ces enfants sont exactement comme vous", a-t-il ajouté à l'adresse des collégiens. "La victime n'y est pour rien (...) et c'est très important de réfléchir au monde tel qu'il est, tous ensemble dans l'école de la République."

Le chef de l'Etat a estimé que le sujet était "tellement grave" que "toute la République" était "concernée".

Il a de nouveau promis que tout serait mis en oeuvre pour arrêter l'assassin, qui a vraisemblablement aussi tué trois militaires à Toulouse et Montauban, la semaine dernière.

A son départ du collège, après un entretien avec des enseignants, Nicolas Sarkozy a reconnu devant des journalistes qu'il n'avait encore "malheureusement rien" à dire sur le déroulement de l'enquête.

"On a une obligation de résultat", a seulement déclaré le chef de l'Etat, qui avait auparavant réuni à l'Elysée le Premier ministre, François Fillon, le ministre de la Justice, Michel Mercier, et les directeurs de cabinet des ministres de l'Intérieur et de la Défense, Claude Guéant et Gérard Longuet.

Nicolas Sarkozy devait aller dans l'après-midi se recueillir sur les corps des quatre victimes de la fusillade de Toulouse à l'aéroport parisien de Roissy, avant leur départ pour Israël, où ils doivent être inhumés.

Le chef de l'Etat présidera par ailleurs mercredi après-midi les obsèques des militaires tués à Montauban.

Yann Le Guernigou, édité par Emmanuel Jarry

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