Nicolas Sarkozy se défend de dramatiser la situation économique

le
0
NICOLAS SARKOZY SE DÉFEND DE DRAMATISER LA SITUATION ÉCONOMIQUE
NICOLAS SARKOZY SE DÉFEND DE DRAMATISER LA SITUATION ÉCONOMIQUE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est défendu jeudi de dramatiser la situation économique quand il déclare que le programme économique de son rival socialiste François Hollande placerait la France dans une situation analogue à celle de l'Espagne.

Intervenant dans l'émission Des Paroles et Des Actes sur France 2, le président-candidat a estimé qu'une politique de croissance sans lutte contre les déficits, qu'il attribue au favori des sondages, mènerait la France "à la faillite".

"Est-ce que je dramatise la situation ? A l'évidence, non. Il y a eu quatre années de crise, quatre années de crise pas seulement en France, en Europe et dans le monde. La vérité oblige à dire que ces crises ont marqué durablement la marche du monde, on ne peut pas faire en France comme si ça n'existait pas", a-t-il dit.

Il a estimé que la politique de réduction des déficits de son gouvernement permettait à la France de refinancer sa dette sur les marchés à des "taux historiquement bas", lui opposant le programme de François Hollande qui ne comprend, selon lui, "pas une économie, que des dépenses".

Interrogé sur un article du Financial Times se félicitant que de plus en plus de voix en Europe, dont celle du favori socialiste de la présidentielle française, appellent à des politiques de croissance en parallèle à la lutte contre les déficits, il a répondu :

"La croissance, bien sûr, mais permettez-moi de vous dire qu'une politique de la croissance, ce n'est pas accabler un pays de dette, de déficits, parce ça nous amènera où ? A la faillite. C'est pas en dépensant un argent qu'on n'a pas qu'on fait une politique de croissance".

Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois minimisé l'importance des sondages qui continuent de le donner largement distancé au second tour par François Hollande et conclu son intervention par un appel pour son grand meeting de dimanche place de la Concorde, dans le centre de Paris.

"Les sondages tout le monde s'en moque (...) Il y aura comme d'habitude de grandes surprises mais ce ne sont pas les sondages qui font l'élection, c'est le combat que l'on mène, la dynamique que l'on crée", a-t-il dit.

"Et dimanche, il y aura des dizaines de milliers de personnes à La Concorde parce que j'ai des choses importantes à dire à ces Français, et peut-être que cette majorité silencieuse qui, je l'espère, nous retrouvera très nombreuse sur la place de la Concorde, elle a des choses importantes à dire à vous, aux médias, à la pensée unique. Attendons tous le choix des Français, attendons le avec confiance".

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant