Nicolas Sarkozy reste favorable à la réforme constitutionnelle

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SARKOZY TOUJOURS FAVORABLE À LA RÉVISION CONSTITUTIONNELLE
SARKOZY TOUJOURS FAVORABLE À LA RÉVISION CONSTITUTIONNELLE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a réaffirmé jeudi soir son adhésion au projet de révision constitutionnelle sur l'extension de la déchéance de la nationalité, un texte au sort parlementaire incertain, tout en s'interrogeant sur les intentions de François Hollande.

Les députés entament vendredi l'examen de la réforme décidée par le chef de l'Etat à la suite des attentats du 13 novembre en vue de constitutionnaliser l'état d'urgence et la déchéance de nationalité pour les personnes convaincues de terrorisme.

"Je suis favorable au retrait de la nationalité pour des binationaux qui ont trahi la France (...) y compris ceux qui sont nés en France", a déclaré Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'émission "Des paroles et des actes" sur France 2.

"Je suis opposé, a-t-il poursuivi, au retrait de la nationalité aux Français, parce qu'à ce moment-là, on fait un apatride qu'on ne peut envoyer nulle part."

"Si l'intention de M. Hollande est le retrait de la nationalité pour les binationaux, comme je l'ai toujours demandé, j'y serai favorable", a dit l'ancien président.

"Si son intention n'est pas celle-ci, on verra ce que nous déciderons. Comme le projet a changé cinq ou six fois ces six derniers jours, il m'est difficile d'avoir une position définitive", a souligné le dirigeant du parti d'opposition Les Républicains.

L'opposition à la réforme grandit à droite où l'enjeu constitutionnel participe désormais autant du débat parlementaire que de la tactique politique pour la primaire de la droite et du centre de novembre.

L'ancien Premier ministre François Fillon, désormais concurrent de Nicolas Sarkozy, a pris la tête des "nonistes" en dénonçant un "enfumage" de l'exécutif pour se démarquer du président de LR et le marginaliser.

L'ancien chef de l'Etat s'était dit favorable à l'extension de la déchéance de nationalité, dont il revendique la paternité, sous conditions lors d'un bureau politique le 6 janvier dernier.

Alain Juppé, rival le plus sérieux de Nicolas Sarkozy pour l'investiture présidentielle, a dénoncé cette semaine un texte "complètement inutile".

(Sophie Louet)

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  • calippe3 le jeudi 4 fév 2016 à 23:42

    ce soit à DPDA un vrai bon débat clair sans animosité avec des français bien plus agréable qu' avec des politiques, ceux qui ont refusé ont bien fait de ne pas venir .......