Nicolas Sarkozy récuse l'idée d'un FN arbitre du second tour

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Nicolas Sarkozy récuse l'idée d'un FN arbitre du second tour
Nicolas Sarkozy récuse l'idée d'un FN arbitre du second tour

PARIS (Reuters) - La présidente du Front national, Marine Le Pen, arrivée troisième dimanche au premier tour de l'élection présidentielle, n'est absolument pas l'arbitre du second tour, a déclaré mardi Nicolas Sarkozy, qui affrontera le socialiste François Hollande.

"L'arbitre du second tour, comme l'arbitre du premier tour, il n'y en a qu'un seul", a dit le président-candidat sur France 2.

"C'est pas les sondeurs, c'est pas les observateurs, c'est pas les commentateurs, ce sont les Français et les Français sont libres (...) C'est pas Mme Le Pen. Mme Le Pen n'est pas plus propriétaire de ses voix que moi", a-t-il ajouté.

Marine Le Pen a obtenu dimanche 17,9% des suffrages, un record pour le parti d'extrême droite, derrière François Hollande (28,63%) et Nicolas Sarkozy (27,18%).

Les deux finalistes du second tour ont adressé dès lundi des messages aux électeurs de la candidate du FN.

Le président sortant a assuré les avoir "entendus" et a repris le soir, lors d'un meeting à Tours, tous les thèmes susceptibles de les séduire, de la réduction de l'immigration à la critique de l'assistanat en passant par la sécurité, le refus d'une "Europe passoire" et du "communautarisme", etc.

Son adversaire socialiste a pour sa part dit vouloir se mettre à l'écoute de tous les Français, y compris des électeurs de Marine Le Pen -"Nous devons les entendre", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a expliqué mardi la percée de la candidate du FN, qui a presque doublé le score obtenu par son père, Jean-Marie Le Pen, lors de la présidentielle de 2007, par les quatre années de crise que vient de traverser la France et l'Europe.

"Il n'y en a pas un seul qui pense que Marine Le Pen est en mesure de gouverner ou de diriger la France", a-t-il dit sur France 2. "C'est une façon de dire à l'ensemble des autres responsables: 'Tenez compte de notre situation'. Pour répondre à cela, il faut (...) leur dire précisément ce qu'on va faire."

"Depuis le début de la campagne, je dis le mot frontière c'est pas un gros mot, c'est une erreur d'abaisser les frontières (...) quand l'Europe ne défend pas les siennes", a-t-il ainsi précisé. "Je dis, nous ne pouvons pas continuer à recevoir autant de personnes étrangères chez nous."

Emmanuel Jarry et Yann Le Guernigou, édité par Thierry Lévêque

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