Nicolas Sarkozy promet d'être un "président différent"

le
0
NICOLAS SARKOZY PROMET D'ÊTRE UN "PRÉSIDENT DIFFÉRENT" S'IL EST RÉÉLU
NICOLAS SARKOZY PROMET D'ÊTRE UN "PRÉSIDENT DIFFÉRENT" S'IL EST RÉÉLU

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy estime dans une interview à paraître jeudi dans l'hebdomadaire Paris-Match que la dynamique de la campagne pour l'élection présidentielle est désormais en sa faveur et il promet, s'il est réélu, d'être un "président différent".

Le chef de l'Etat, qui brigue un second mandat, devance désormais régulièrement dans les intentions de vote pour le premier tour du 22 avril son adversaire socialiste, François Hollande, toujours donné vainqueur au second tour du 6 mai mais avec un écart qui se réduit progressivement.

"La dynamique est aujourd'hui de notre côté", estime le président sortant, qui assure cependant que sa confiance ne lui vient pas des sondages. "Elle vient de l'accueil des Français. Cela fait 35 ans que je fais de la politique (...) Jamais je n'ai ressenti une telle mobilisation du peuple français."

"Oui, je serai différent", ajoute-t-il. "D'abord parce que j'aurai déjà été président pendant cinq ans. Et on ne reproduit pas les erreurs qu'on a pu commettre", ajoute-t-il.

Il estime que la principale de ses erreurs a été de "penser" qu'il était encore ministre et assure que ses cinq années déjà passées à l'Elysée l'ont apaisé.

"Je serai un président qui aura plus de recul par rapport à l'actualité et qui se préoccupera avant tout des grandes réformes qu'il y a à mener", jure le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy promet également que s'il est réélu, "il n'y aura aucune augmentation nouvelle d'impôts".

Il indique que ces trois premières réformes seront la mise en place d'un nouveau statut des enseignants, avec la possibilité de passer plus de temps auprès des enfants en difficulté, une refonte de la formation professionnelle pour les chômeurs et la conclusion d'accords compétitivité-emploi fixant les salaires, la durée et les aménagements du travail dans l'entreprise.

Nicolas Sarkozy estime que la semaine de 35 heures, mise en place par le gouvernement de gauche de Lionel Jospin (1995-2002) et qu'il n'a de cesse de brocarder, est de facto déjà supprimée.

"Nous ne les avons gardées que comme limite au-delà de laquelle les heures travaillées sont payées en heures supplémentaires", explique le chef de l'Etat, qui dit tenir au maintien de la défiscalisation des heures supplémentaires.

Emmanuel Jarry, édité par Patrick Vignal

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant