Nicolas Sarkozy pour un peu de proportionnelle aux législatives

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NICOLAS SARKOZY PROPOSE D'INTRODUIRE UN PEU DE PROPORTIONNELLE AUX LÉGISLATIVES
NICOLAS SARKOZY PROPOSE D'INTRODUIRE UN PEU DE PROPORTIONNELLE AUX LÉGISLATIVES

MARSEILLE (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est prononcé dimanche pour l'introduction d'une dose limitée de proportionnelle aux élections législatives afin de permettre à tous les courants de s'exprimer "à l'intérieur de la République".

En meeting à Marseille, le président-candidat, qui a pris ainsi le contre-pied de son parti, l'UMP, dont le secrétaire général Jean-François Copé est hostile à toute évolution du genre, a proposé aussi de réduire le nombre des parlementaires.

Son rival socialiste, François Hollande, a déjà annoncé qu'il introduirait lui aussi une part de proportionnelle aux législatives s'il est élu.

Nicolas Sarkozy lui a emboîté le pas à Marseille, disant : "Je suis convaincu qu'un mode de scrutin doit d'abord avoir pour objectif de dégager une majorité capable de gouverner."

"Je suis attaché, cher Jean-François, au scrutin uninominal à deux tours, qui a cette vertu", a-t-il indiqué en s'adressant à Jean-François Copé. "Ce scrutin doit rester la règle, mais réfléchissons ensemble."

Mais il a estimé qu'à l'instar des élections municipales, où l'introduction d'une dose de proportionnelle a permis de "renforcer la démocratie locale", on pourrait "corriger à la marge le mode de scrutin pour que tous les grands courants politiques puissent avoir des représentants".

A l'appui de sa proposition, Nicolas Sarkozy a invoqué l'accord électoral conclu entre le Parti socialiste et ses alliés d'Europe écologie-Les Verts, qu'il ne cesse de dénoncer à propos notamment de sa composante nucléaire dans la mesure où il prévoit de réduire drastiquement le parc de centrales français.

"Un courant politique, pour avoir des sièges, négocie avec un autre courant politique sur le tapis vert (...) au seul prétexte que ce courant politique seul ne pouvait avoir un seul siège", a-t-il dit.

Outre les Verts, l'introduction d'une dose de proportionnelle profiterait aussi au Front national, qui n'a eu des élus à l'Assemblée nationale qu'entre 1986 et 1988, période où le scrutin uninominal à deux tours, qui prévaut dans la Constitution de la Ve République, avait été amendé en ce sens à l'initiative du Parti socialiste.

La proposition du président-candidat intervient en outre avec en toile de fond le débat, lancé par Marine Le Pen, sur le système des parrainages pour les candidatures à la présidentielle.

Pour Nicolas Sarkozy, "la République est plus forte quand chacun s'exprime à l'intérieur de la République".

Il a proposé en outre d'engager "sans tarder" un dialogue "consensuel et républicain" avec toutes les formations politiques "pour arriver à réduire le nombre de parlementaires".

"La classe politique dans toutes ses composantes montrera ainsi l'exemple de la raison", a-t-il dit.

Emmanuel Jarry, avec Yann Le Guernigou à Paris, édité par Patrick Vignal

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  • jmuzan le dimanche 19 fév 2012 à 18:27

    C'est ça diminuer le nombre de parlementaires députés et sénateurs et ainsi aussi réduire les coûts de fonctionnement.