Nicolas Sarkozy ne peut revenir, juge Marine Le Pen

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MARINE LE PEN ESTIME QUE NICOLAS SARKOZY NE PEUT REVENIR EN POLITIQUE
MARINE LE PEN ESTIME QUE NICOLAS SARKOZY NE PEUT REVENIR EN POLITIQUE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy ne pourra revenir en politique car "la patrouille des affaires" le rattrapera, a déclaré dimanche Marine Le Pen.

L'ancien président est mis en examen pour "abus de faiblesse" dans l'affaire Bettencourt et son nom est cité dans plusieurs autres dossiers judiciaires (volet financier de l'affaire Karachi, financement libyen présumé de la campagne présidentielle de 2007, sondages de l'Elysée).

"Je pense que Nicolas Sarkozy ne reviendra pas parce qu'il se fera rattraper par la patrouille avant (...), la patrouille des affaires, qui se multiplient, qui sont extrêmement graves", a dit la présidente du Front national sur France 3.

Les fidèles de Nicolas Sarkozy multiplient les confidences sur les interrogations et tentations de l'ex-président UMP en vue de l'élection présidentielle de 2017.

Son ancien Premier ministre François Fillon, qui s'est inscrit dans une stratégie de rupture, a déclaré lors d'un récent déplacement au Japon qu'il serait candidat en 2016 à la primaire d'investiture à droite "quoi qu'il arrive". Une incidente interprétée par des "sarkozystes" comme une marque de défi envers l'ancien chef de l'Etat.

L'un d'eux, l'ancien conseiller élyséen Henri Guaino, a répété dimanche que "personne ne pourrait faire obstacle" à un retour de Nicolas Sarkozy si les circonstances le commandaient.

"Je pense que si les circonstances étaient telles que Nicolas Sarkozy devait revenir en politique et se présenter à des élections présidentielles, personne ne pourrait y faire obstacle", a dit le député des Yvelines sur France 5.

"L'évidence de sa candidature (...) s'imposerait à tout le monde", a-t-il estimé.

Henri Guaino a mis en garde François Fillon contre toute précipitation.

"Ce n'était peut-être pas la peine de remettre le couvert, surtout du Japon, mais c'est son choix", a-t-il commenté.

"Il ne faut jamais trop longtemps à l'avance, peut-être, dire les choses ainsi. Je me souviens de Michel Rocard, quelques années avant l'échéance de 1988 : 'je serai candidat quoi qu'il arrive'. Finalement ce fut François Mitterrand", a-t-il rappelé.

Sophie Louet

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  • M1617344 le dimanche 12 mai 2013 à 23:42

    Bien sur on avait depuis longtemps compris que Sarko était très gênant pour cette complice des socialos ; d'ailleurs lors de la présidentielle elle s"était farouchement battue pour la victoire de Hollande , tout comme Bayrou .....elle est écoeurante et son discour est nul

  • fgino le dimanche 12 mai 2013 à 19:49

    celle qui a fait passer Hollande et qui se fout du sort de la France ..pourvu que le bizness de l'oligarchie LE PEN perdure ....