Nicolas Sarkozy : la psychanalyse ratée du docteur Miller

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Gérard Miller, qui ne cache pas ses préférences politiques, se paie, dans les 40 dernières minutes de ce cocumentaire, un Nicolas Sarkozy présenté comme un agent du FN.
Gérard Miller, qui ne cache pas ses préférences politiques, se paie, dans les 40 dernières minutes de ce cocumentaire, un Nicolas Sarkozy présenté comme un agent du FN.

Il est des hommes dont on connaît l'histoire par c?ur. Leurs succès et leurs revers. Leurs qualités et leurs défauts. Leur légende, dorée et noire. Alors, quand Gérard Miller propose un documentaire sur Nicolas Sarkozy, on craint le réchauffé. Après une heure et demie, ça sent le brûlé. On aurait pu attendre (et presque s'en satisfaire) un portrait psychologisant, Miller invitant sur le divan « Sarko » pour étudier ses trahisons, la figure des pères (Pal Sarkozy, Chirac et Balladur), le sentiment de revanche, les changements idéologiques ou l'influence de ses femmes. Las, on a le droit à une histoire connue, ressassée. Le récit nous donne l'impression de relire le même roman, avec les mêmes personnages, les mêmes intrigues, les mêmes dialogues.

« Un John Wayne sans la stature »

La première partie du documentaire est un déroulement des premières années de Sarkozy : la jeunesse UDR, la prise de Neuilly, les amours successives pour Jacques Chirac et Édouard Balladur, « Human Bomb », la traversée du désert? C'est factuel avec les interventions de proches ou de journalistes. On n'apprend rien qu'on ne savait déjà. Le récit de Gérard Miller est d'abord sage. Sauf quand Edwy Plenel, toujours nuancé, prend la parole. Selon lui, à Neuilly, Sarkozy était plongé dans un « laboratoire monstrueux », « la pire école politique à droite » : les...

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