Nicolas Sarkozy et François Hollande, ou la malédiction de l'histoire

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François Hollande et Nicolas Sarkozy peinent à aborder l'histoire de France sans susciter des polémiques ou de l'indifférence.
François Hollande et Nicolas Sarkozy peinent à aborder l'histoire de France sans susciter des polémiques ou de l'indifférence.

L'histoire, matière mémorielle et ô combien sensible, semble dorénavant interdite aux politiques. De gauche ou de droite, à chaque fois qu'ils s'en emparent, le discours est aussitôt jugé hypocrite sinon partial, culpabilisant ou approximatif. « Sans doute l'utilisation de l'histoire a-t-elle toujours existé. Afin de conforter leur pouvoir, les rois, les empereurs ou les républiques anciennes développaient déjà une lecture mythifiée du passé ou de l'actualité », écrit avec justesse Jean Sévillia, dans le prologue de ses Écrits historiques de combat (éditions Perrin). François Hollande, ou le président des commémorations, ne déroge pas à cette règle ancienne. Mais, depuis 2007, une donnée nouvelle est apparue, qui se révèle en réalité être un drame : on ne croit plus nos présidents. À force de s'abîmer dans les plus petites contingences ou futilités, ils en perdent la tension et le mysticisme nécessaires aux convocations du passé national. Quand Hollande rend hommage, tous les 9 juin, aux 99 pendus de Tulle, la nation ne communie pas. Ça sonne presque faux. Parce que c'est lui, Hollande, dont on peine à voir la cohérence et l'imprégnation historique. Ses discours les plus forts, à Douaumont ou au Mont-Valérien, ne sont pas retenus, n'impriment pas, n'entraînent pas, la faute à des événements politiques ou extra politiques qui font douter de sa capacité à réveiller, comme avant lui le général de Gaulle et François...

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  • glitzy il y a 2 mois

    Plutôt la malédiction de la démocratie représentative dans sa phase de décomposition, dans laquelle les électeurs élisent des hommes de plus en plus cyniques et "petits".