Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire ensemble au congrès de la CDU

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VOLONTE D'UNITÉ AFFICHÉE À L'UMP
VOLONTE D'UNITÉ AFFICHÉE À L'UMP

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire sont convenus lundi d'aller ensemble le 9 décembre au congrès de la CDU allemande à Cologne, une première illustration de la volonté d'unité affichée par le nouveau président de l'UMP et son principal challenger.

L'ancien chef de l'Etat, élu ce week-end avec 64,5% des suffrages des militants à la tête du parti qu'il a déjà présidé de 2004 à 2007, a reçu son ancien ministre, crédité de plus de 29% des voix, pendant 45 minutes au siège de l'UMP.

"Merci Bruno !" a simplement lancé Nicolas Sarkozy en raccompagnant Bruno Le Maire, qui est reparti au volant de sa voiture sans faire de déclaration mais souriant.

L'entourage de l'ancien ministre de l'Agriculture assure que l'entretien a été "très amical".

"Il a confirmé que l'unité de leur famille politique était sa priorité absolue et qu'il mettrait ses 29% au service de cette unité", a dit à Reuters un de ses proches. "Il a également confirmé qu'il ne voulait aucune responsabilité pour lui-même."

Et surtout pas de responsabilité dans l'organisation de l'UMP, ce qui reviendrait à accepter de mettre en oeuvre un programme qu'il a combattu pendant toute la campagne pour la présidence du parti, souligne-t-on dans son entourage.

Bruno Le Maire a néanmoins accepté d'être le représentant de l'UMP au sommet du Parti populaire européen (PPE) en décembre. De même qu'il a accepté l'invitation de Nicolas Sarkozy à l'accompagner au congrès de la CDU.

Les deux hommes sont aussi convenus que des parlementaires et des élus locaux qui ont soutenu l'ancien ministre auraient des responsabilités politiques, sans préciser combien ni à quel poste, ajoute-t-on de même source.

Selon l'entourage de Bruno Le Maire, une des conditions posées par ce dernier est que le parti désormais dirigé par Nicolas Sarkozy ne fasse pas payer leur soutien à ses partisans.

Bien qu'il ne soit pas à ce jour candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle de 2017, il demande par ailleurs un calendrier clair pour l'organisation d'une primaire ouverte - de préférence en octobre ou novembre 2016.

PIÈGE POLITIQUE

Redevenu chef de l'opposition de droite deux ans et demi après sa défaite à la présidentielle de 2012, Nicolas Sarkozy est confronté au défi du rassemblement d'un parti ébranlé par les rivalités et l'affaire des fausses factures présumées de la société Bygmalion, dans laquelle sont impliqués d'ex-proches.

Il veut faire de son retour à la tête de l'UMP un tremplin pour la présidentielle de 2017 mais a affaire cette fois à des rivaux déterminés à contester sa prééminence et à éviter le piège politique qu'il leur tendu dès dimanche soir.

Nicolas Sarkozy a proposé la constitution d'un "comité des anciens Premiers ministres UMP" pour l'"aider" dans sa tâche.

Son principal rival pour l'investiture de l'UMP, Alain Juppé, qui sera reçu mardi par Nicolas Sarkozy, a aussitôt opposé une fin de non-recevoir par la voix de son conseiller politique, Gilles Boyer.

"Le bureau politique élu, dont les anciens Premiers ministres sont membres de droit, est la seule instance de gouvernance légitime", a-t-il dit sur son compte Twitter.

François Fillon, dont les relations avec l'ancien chef de l'Etat sont devenus exécrables, n'est pas plus enclin à jouer les utilités dans ce comité.

Jean-Pierre Raffarin devait donner sa réponse lors d'un déjeuner ce lundi avec Nicolas Sarkozy, qui a auparavant rencontré un autre de ses ex-ministres et désormais rival déclaré pour 2017, Xavier Bertrand.

Seuls Edouard Balladur, ancien mentor de Nicolas Sarkozy, et Dominique de Villepin, son meilleur ennemi en quête de rédemption politique, ont jusqu'ici fait savoir qu'ils étaient partants pour ce comité d'anciens Premiers ministres.

Un comité qui suscite un fort scepticisme dans l'entourage de Bruno Le Maire, avocat d'un renouveau de l'UMP.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • am013 le lundi 1 déc 2014 à 13:40

    Et voilà...le premier qui trahit ses electeurs