Nicolas Sarkozy en «chef de guerre»

le
0
Emporté par sa conviction, le président a mené l'offensive diplomatique avant de prendre la tête de la coalition.

«Tu as bien joué», a glissé à Nicolas Sarkozy l'un de ses ministres régaliens au lendemain du vote de la résolution de l'ONU. «Je n'ai pas joué, j'y croyais», lui a répondu le chef de l'État. Il est vrai qu'il y a encore dix jours, personne ne pariait grand-chose sur l'initiative franco-britannique, jugée par beaucoup comme «aventureuse». Nicolas Sarkozy n'a pourtant jamais voulu se lancer dans une opération militaire contre Tripoli sans le sésame de l'ONU.

Samedi, quand il a autorisé les premiers avions français à attaquer les positions de l'armée libyenne, il a agi en chef de file de la coalition et en chef de guerre. «Les Américains n'auraient jamais envoyé leurs avions sans avoir préalablement tapissé de bombes les défenses antiaériennes de l'ennemi», note un proche du président. Du commencement jusqu'à la fin, Sarkozy a donc estimé que le sauvetage des rebelles libyens valait qu'il renoue avec la stratégie du forcing, celle qui lui avait si bien ré

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant