Nicolas Sarkozy dresse le portrait d'une France "exaspérée"

le
0
    PIERREVERT, Alpes-de-Haute-Provence, 19 mai (Reuters) - 
N icolas Sarkozy a dressé jeudi le portrait d'une France 
"inquiète et exaspérée" par les violences auxquelles elle est 
confrontée, une situation provoquée, selon lui, par "les ravages 
de l'impuissance" de François Hollande. 
    "Jamais je n'ai vu notre pays si tendu, les Français si 
inquiets, les passions si vives", a déclaré le président du 
parti Les Républicains lors d'une réunion publique devant un 
millier de personnes à Pierrevert (Alpes-de-Haute-Provence). 
    "Dans l'état d'exaspération actuel, si on continue comme 
cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français. 
Si on ne voit pas cette réalité, c'est qu'on n'a pas compris ce 
qui se passe", a-t-il estimé.  
    L'ancien président de la République s'en est directement 
pris à son successeur, qu'il a rendu responsable d'une situation 
née selon lui des "ravages de l'impuissance" et des "ravages du 
mensonge". 
    "Monsieur Hollande voit la violence faire des ravages 
pendant son quinquennat. () Quand on ment, on récolte la 
violence", a-t-il dit. "La France n'en peut plus de cette 
impuissance." 
    Nicolas Sarkozy a de nouveau ironisé sur la mobilisation des 
membres du collectif "Nuit Debout", qui sont d'après lui "au 
pieu dans la journée et debout la nuit", et condamné la 
"violence scandaleuse" des débordements recensés en marge des 
manifestations contre la loi Travail.  
    "Monsieur Valls ne peut-il s'occuper du problème de ces 
individus, casseurs, voyous ? ", s'est-il interrogé. 
    Le Premier ministre a réclamé jeudi des "sanctions 
implacables" envers les manifestants qui ont incendié mercredi à 
Paris une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux 
policiers, à quelques centaines de mètres d'un rassemblement 
dénonçant la "haine anti-flic".  ID:nL5N18G2IE  
    "Je ne crois pas qu'une société puisse fonctionner sans 
autorité. L'autorité n'est pas un droit, c'est un devoir", a 
poursuivi Nicolas Sarkozy, qui n'a toujours pas déclaré sa 
candidature aux primaires de la droite pour l'élection 
présidentielle de 2017. 
    "Un tout petit peu de patience, vous ne serez pas déçu", 
a-t-il toutefois lancé à ses partisans. "Je n'ai pas l'habitude 
d'être en retard aux rendez-vous." 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Chine Labbé) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant