Nicolas Sarkozy déjà en campagne contre ses rivaux

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NICOLAS SARKOZY DÉCLENCHE LES HOSTILITÉS CONTRE SES RIVAUX
NICOLAS SARKOZY DÉCLENCHE LES HOSTILITÉS CONTRE SES RIVAUX

PARIS (Reuters) - Sans attendre son intervention dimanche soir à la télévision, Nicolas Sarkozy déclenche dans le Journal du Dimanche les hostilités contre ses principaux rivaux sur le chemin de la reconquête de son ancien parti, l'UMP, et de l'Elysée.

L'ancien chef de l'Etat, qui a annoncé vendredi sur son compte Facebook son intention de briguer la présidence de "sa famille politique", tremplin vers l'élection présidentielle de 2017, se défend dans l'hebdomadaire de toute arrogance.

"Je ne veux être agressif avec personne, je suis sans arrogance ni esprit de revanche", jure-t-il dans le JDD.

Il n'en multiplie pas moins les piques contre ses principaux rivaux à l'UMP, Alain Juppé et François Fillon, et contre le socialiste François Hollande, qui l'a privé en 2012 d'un deuxième mandat à la présidence de la République.

"Mon audience sur Facebook fait le double de celle de la conférence de presse de Hollande et en une seule journée j'ai gagné plus de nouveaux amis que le total de ceux de Juppé et Fillon réunis", se vante-t-il.

"Je lis qu'un tiers des gens seraient intéressés par mon retour. Cela fait quand même 20 millions de personnes", ajoute-t-il. "Combien obtiendraient Hollande, Juppé ou Fillon si on posait la même question pour eux ?"

Nicolas Sarkozy confirme son intention de bâtir une nouvelle formation politique en lieu et place de l'UMP.

"UNE LONGUE MARCHE"

"Je vais changer le nom du parti, mettre en place une nouvelle organisation, installer une relève et faire revenir adhérents et donateurs pour redresser les comptes", dit-il.

"Si je réussis cette nouvelle formation, (Alain Juppé et François Fillon) ne pourront plus me rattraper."

Il raille notamment l'incapacité de son ancien Premier ministre à prendre le leadership de la droite après sa propre défaite à la présidentielle de 2012 et son retrait temporaire de la vie politique française.

Il estime également que la présidente du Front national, Marine Le Pen, dont les sondages prédisent aujourd'hui la présence au second tour de la présidentielle de 2017, "a tort de se réjouir de (son) retour".

Concernant l'UMP, il assure qu'il gardera les locaux du parti - "on ne va pas les vendre en pleine crise immobilière" - malgré les difficultés financières de la principale formation de la droite française et de l'opposition.

Il assure qu'il n'annoncera pas sur France 2, dimanche soir, sa candidature à la présidentielle de 2017, la première étape étant de remettre sa famille politique "au travail".

"C'est une longue marche qui commence", souligne Nicolas Sarkozy, qui écarte l'idée qu'une demi-douzaine de dossiers judiciaires dans lesquels sont nom apparaît puissent entraver son entreprise.

"Je suis sorti de (l'affaire) Karachi, j'ai été blanchi dans Bettencourt. Sur la Libye (les juges) savent que les documents sont faux. Quant à (l'affaire des fausses factures de) Bygmalion, c'est moi qui suis la victime", dit-il.

(Emmanuel Jarry)

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