Nicolas Sarkozy défend la légitimité du "peuple des adhérents"

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NICOLAS SARKOZY DÉFEND SON QUESTIONNAIRE SUR L'IMMIGRATION
NICOLAS SARKOZY DÉFEND SON QUESTIONNAIRE SUR L'IMMIGRATION

PARIS (Reuters) - Les prétendants à la primaire de la droite et du centre ne doivent pas avoir "peur du peuple des adhérents", a déclaré jeudi Nicolas Sarkozy, qui s'est dit "fier" du taux record d'approbation à son questionnaire sur l'immigration.

L'ancien chef de l'Etat, qui entend capter en 2016 les suffrages de la base militante des Républicains, s'efforce de reléguer son principal rival à ce jour, Alain Juppé, à la marge de la ligne majoritaire du parti à l'aide de "référendums" internes.

Ses adversaires ont déploré de ne pas avoir été consultés en amont sur les douze questions relatives à l'immigration soumises la semaine dernière aux adhérents.

Au total, 53.000 personnes ont répondu au questionnaire et le "oui" l'a massivement emporté. Les propositions de Nicolas Sarkozy dénotent, entre suppression de l'Aide médicale d'Etat et révision du droit du sol, un net durcissement des positions du président de LR.

Alain Juppé, qui prône une approche plus apaisée des questions migratoires, a exigé mardi de Nicolas Sarkozy, lors du bureau politique de LR, que ce corpus idéologique, dont l'élaboration va occuper le parti le premier semestre 2016, n'engage pas les candidats à la primaire. Le maire de Bordeaux a obtenu satisfaction, selon des participants.

"Ce n'est pas pour gêner qui que ce soit", a souligné jeudi Nicolas Sarkozy en clôture des journées parlementaires des Républicains, à Reims (Marne).

Mais, a-t-il poursuivi, "un parti politique sans projet, sans idées, vous savez ce que c'est? C'est un bateau ivre, une coquille vide, un commerçant sans produit qui s'étonne, n'ayant rien dans sa devanture : 'Comment se fait-il que je n'ai pas de clients?'".

"Notre formation politique aura un projet, un projet solide, fort, un projet débattu, un projet voté par les adhérents", a-t-il souligné.

"Si je n'avais pas consulté les adhérents, ça ce serait terminé par quoi? Par des discussions 'Mais enfin si on dit ça, mon costume, ma robe, une petite tache... comment je vais l'expliquer?'", a ironisé Nicolas Sarkozy, singeant des conciliabules.

"Là, il n'y a pas eu d'histoires. Chacun a donné son opinion. J'ai été fier de leurs réponses sur la politique d'immigration parce que ça nous a permis, tout en restant parfaitement conformes aux principes républicains qui sont les nôtres, d'aller plus loin", a-t-il assuré.

Avant de lancer, à l'adresse de ses rivaux : "On fera pareil pour le reste. N'ayons pas peur du peuple de France, y compris du peuple de nos adhérents."

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

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  • frivet le jeudi 24 sept 2015 à 18:32

    rien que du pipo, come le coup du karcher, un petit pistolet à eau pour gamins de 8 ans !!!