Nicolas Sarkozy déclenche le plan Vigipirate écarlate

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NICOLAS SARKOZY DÉCLENCHE LE PLAN VIGIPIRATE ÉCARLATE
NICOLAS SARKOZY DÉCLENCHE LE PLAN VIGIPIRATE ÉCARLATE

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a annoncé lundi soir le déclenchement du plan Vigipirate écarlate dans la région Midi-Pyrénées et les départements limitrophes et la suspension de sa participation à la campagne présidentielle après la tuerie de Toulouse.

La mort de trois enfants et d'un adulte, abattus lundi matin dans une école juive, constitue un événement d'une "extrême gravité", a dit le président de la République.

"Nous savons que c'est (...)la même arme qui a tué des militaires, des enfants et un enseignant", a-t-il poursuivi dans une déclaration solennelle à l'Elysée.

Il faisait allusion à trois soldats abattus la semaine dernière à Montauban et, déjà, à Toulouse, dont deux hommes d'origine maghrébine et un Antillais. Un quatrième militaire, lui aussi d'origine maghrébine, lutte contre la mort.

"Des mesures de protection exceptionnelles seront prises", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Pour la région Midi-Pyrénées et quelques départements limitrophes, j'ai décidé que serait donc activé le plan Vigipirate couleur écarlate."

Le plan Vigipirate est normalement destiné à prévenir les actions terroristes. Le niveau écarlate est le plus élevé.

Le chef de l'Etat a précisé que 14 unités de CRS et de gendarmes mobiles sécuriseraient la région tant que le tueur n'aurait pas été mis hors d'état de nuire.

Des gardes statiques seront par ailleurs mises en place devant tous les lieux de culte juifs et musulmans et devant toutes les écoles confessionnelles, a-t-il ajouté.

"Cet acte est odieux et ne peut pas rester impuni", a dit le président de la République, qui a promis que "tous les moyens disponibles" seraient engagés pour retrouver le criminel.

Il a précisé que 120 enquêteurs se trouvaient à Toulouse et que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, également sur place, coordonnait l'enquête. Il a également demandé au ministre de la Défense, Gérard Longuet, d'aller à Toulouse.

Nicolas Sarkozy a évoqué parmi les mobiles possibles du tueur l'antisémitisme et le racisme.

"Cet homme, à chaque fois qu'il agit, agit pour tuer, ne laisse aucun chance à ses victimes", a-t-il souligné.

Le président a indiqué qu'il tiendrait tous les jours avec le Premier ministre, François Fillon, et les ministres concernés les "réunions nécessaires", et qu'il recevrait mardi, ensemble, les représentants des communautés juive et musulmane.

Le chef de l'Etat, qui brigue un second mandat, a enfin dit qu'il suspendait sa participation à la campagne présidentielle au moins jusqu'à mercredi, date de l'enterrement des soldats tués lors d'une cérémonie qu'il présidera.

Il a ainsi annulé, lundi soir, un passage dans les journaux télévisés de la tranche 19h-20h sur France 3.

Après sa déclaration à l'Elysée, Nicolas Sarkozy est allé assister à une cérémonie religieuse à la mémoire des victimes de l'école, à la synagogue Nazareth, dans le IIIe arrondissement de Paris.

Son épouse Carla, François Fillon et plusieurs ministres étaient également présents.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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