Nicolas Sarkozy : «Ce que j'aime, c'est grimper»

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Nicolas Sarkozy : «Ce que j'aime, c'est grimper»
Nicolas Sarkozy : «Ce que j'aime, c'est grimper»

Le Tour est déjà bien lancé quand Nicolas Sarkozy nous reçoit, ce 8 juillet, au siège du parti Les Républicains. Avant de s’exprimer ce soir-là sur la crise grecque, l’ancien président de la République met son agenda politique entre parenthèses pour évoquer son amour du cyclisme. Un sujet sur lequel il se révèle intarissable, narrant les chutes et les déconvenues de ses chouchous français, Nacer Bouhanni, contraint à l’abandon, et Thibaut Pinot. L’ex-chef de l’Etat qui, à 60 ans, enfourche régulièrement son vélo, trépigne à l’idée d’approcher ses « héros » le 25 juillet, dans l’avant-­dernière étape, marquée par l’ascension de l’Alpe-d’Huez.

En exclusivité, il nous livre ses confidences.

LE PARISIEN MAGAZINE : Quel est votre premier souvenir du Tour de France ?

Nicolas Sarkozy : J’avais 13 ans, en 1968, quand Jan Janssen a gagné contre Van Springel, dans la dernière étape. Je m’en souviens très bien parce que les coureurs avaient passé leur journée de repos à Royan, en Charente-Maritime, où j’étais en vacances avec ma mère. Elle louait un appartement sans télé. Chaque jour, je descendais au café Le Plaisance, je commandais une orange pressée et je regardais, sur l’écran accroché au mur, l’arrivée de l’étape.

Vous avez même chassé les autographes…

Oui, c’était fantastique ! Avec mon ami Serge Danlos, nous sommes allés dans tous les hôtels des coureurs. J’ai dû recueillir 120 signatures. Le matin du départ, nous avons même parlé avec Lucien Aimar, qui avait gagné le Tour en 1966 ! J’étais émerveillé, les cyclistes étaient mes héros. Mais ce qui m’intéressait le plus, c’était de voir les vélos, très beaux, avec leurs selles en cuir, et les mécaniciens. J’aimais les odeurs, l’huile qu’ils mettaient pour graisser les chaînes. Quand j’ai croisé Julio Jimenez dans l’ascenseur de son hôtel, il sentait le camphre. A l’époque, les coureurs ...

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