Nicolas Sarkozy cajole les salariés de la SNCF et de la RATP

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PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est livré lundi à un numéro de charme à destination des salariés de la SNCF et de la RATP et s'est érigé en défenseur du service public, à cinq mois de l'élection présidentielle de 2012.

Après l'inauguration de nouvelles rames à deux étages du RER A - une ligne du transport ferroviaire francilien - le chef de l'Etat a évoqué la modernisation des réseaux de banlieue de la région parisienne à grand renfort de chiffres.

Il a ainsi rappelé que l'accord du 26 janvier sur le Grand Paris avec les collectivités locales prévoit une enveloppe de 12,5 milliards d'euros pour la modernisation du réseau.

"La crise doit nous conduire à diminuer nos dépenses de fonctionnement mais à augmenter nos dépenses d'investissement. La crise ne peut pas être un prétexte à l'abaissement de la qualité du service public", a-t-il déclaré.

Ces décisions d'investissement, a-t-il assuré, visent aussi à améliorer les conditions de travail des salariés des transports en commun franciliens.

"En tant que chef de l'Etat, je dois vous défendre lorsque vous êtes injustement attaqués. On vous a demandé beaucoup", a-t-il poursuivi en citant la mise en place d'un service minimum en cas de grève et la double réforme des retraites - celle des régimes spéciaux et celle du régime général.

"Le service minimum n'est pas pour nous une façon de faire moins de dialogue social", a soutenu le chef de l'Etat. "Ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est les deux."

"Je n'ignore rien de la difficulté de votre travail, simplement, c'est le service public, c'est sa grandeur : il ne s'arrête pas", a-t-il ajouté.

Il a dit vouloir rendre hommage aux salariés de la SNCF et de la RATP, dont il a assuré comprendre qu'ils pouvaient parfois ressentir de l'ingratitude de la part des usagers.

"On ne parle que des trains qui ont du retard et pas des trésors de patience qu'il vous faut pour accueillir ces millions de passagers aux heures de pointe chaque jour. Vous faites un travail irremplaçable et vous le faites bien", a-t-il souligné.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs invité les élus à être "raisonnables" et à surmonter les clivages politiques quand il s'agit des transports collectifs.

"Il n'y a pas un métro de gauche et un métro de droite (...) Nous avons le devoir de nous hisser au-dessus de nos différences pour prendre des décisions qui amélioreront le quotidien des Français", a déclaré le président de la République, qui devrait briguer un second mandat au printemps.

Emmanuel Jarry, édité par Gilles Trequesser

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  • dk5657 le lundi 5 déc 2011 à 15:39

    un trés grand Chef d"Etat