Nicolas Sarkozy (c) et François Fillon (à sa droite) lors d'une réunion avec François Chérèque (1er plan g) et Bernard Thibault (1er plan d), le 10 mai 2010 au palais de l'Elysée

le
0

A trois mois de la présidentielle, les syndicats et le patronat se retrouvent mercredi à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy pour un sommet "de crise" avec au menu des sujets conflictuels, comme la TVA sociale, et d'autres consensuels sur le chômage partiel.La rencontre, qui débutera à 09H00 et devrait durer toute la matinée, a lieu dans un contexte tendu après la dégradation financière de la France par l'agence Standard and Poor's.Les leaders de cinq syndicats représentatifs, Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO), Philippe Louis (CFTC), Bernard Van Craeynest (CFE-CGC), et de trois organisations patronales, Laurence Parisot (Medef), Jean-François Roubaud (CGPME) et Jean Lardin (UPA), sont conviés. Annoncée au départ pour endiguer l'envolée du chômage à son plus haut depuis 12 ans, la rencontre a été saisie comme occasion par Nicolas Sarkozy pour exposer aux partenaires sociaux un paquet de réformes qu'il juge nécessaire pour doper la compétitivité des entreprises françaises.La TVA sociale - pour alléger les charges pesant sur les entreprises-, le développement des accords compétitivité-emploi - pour la flexibilité du temps du travail - ou encore une taxe sur les transactions financières sont autant de mesures que le président de la République entend faire voter avant le scrutin présidentiel des 22 avril et 6 mai.La transformation du sommet en un forum pour ébaucher des réformes structurelles est dénoncée par les syndicats pour qui la TVA sociale est à la fois une menace pour le financement de la protection sociale et un plan de rigueur pour les Français. Le patronat, en revanche, y est favorable.La rencontre devrait accoucher de mesures qui semblent faire "consensus" comme le développement du chômage partiel - permettant à une entreprise en difficulté de réduire l'activité en maintenant ses salariés qui toucheront une indemnité - et la formation des demandeurs d'emploi.Qualifiant la rencontre d'un "affichage" dans une séquence électorale, Bernard Thibault a appelé à des manifestations pour mettre la rencontre sous "la pression" des salariés. A Paris un cortège partira en début d'après midi de la Place de la Bourse jusqu'à Saint Augustin.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant