Nicolas Portal : " Etre devant et battre des coureurs comme Contador, c'est une bonne chose "

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Directeur sportif de la formation Sky du nouveau leader de Paris-Nice, Nicolas Portal a dressé un portrait élogieux du Britannique, qu'il voit candidat à la victoire sur les grandes courses à étapes à l'avenir. Mais il se méfie tout de même de la dernière étape de la " Course au soleil " ce dimanche.

Nicolas Portal, quelle a été votre stratégie lors de cette étape avec Sergio Henao ?
On lance Sergio Henao pour être sûr qu’il prend la bonification. Je pense qu’ils ont très bien parlé entre eux deux. L’idée était que Geraint Thomas parle avec Sergio, qu’ils sentent un peu leurs jambes. Après, il fallait juste qu’il termine dans les trois premiers et sans aucun écart. Ça a été parfait.

Il reste 24 heures à tenir, demain (dimanche), c’est l’étape du Col d’Eze, on sent que Geraint Thomas est bien parti dans ce Paris-Nice...
C’est sûr qu’on n’a pas trop parlé de ça avant. On sent que l’équipe est solide, elle a fait un super boulot aujourd’hui (samedi). C’est vrai que les Tinkoff ont fait la plupart du travail. C’était en permanence en train de monter et de descendre, ils ont les jambes. On avait encore trois gars à la moitié de la montée de La Madonne d’Uteille. Sergio et Geraint sont vraiment très forts. Il faut être optimiste, c’est super.

Comment se sent le maillot jaune ?
Je pense que ça se voit qu’il est bien. Nous, on croit en lui. C’est quand même quelque chose de pouvoir battre Contador. J’ai entendu dans le final qu’il n’a pas pu placer le grand plateau. Je pense que Geraint a fait le sprint sur le petit plateau. On verra demain. Il est solide, c’est son premier objectif de l’année. On sait qu’il regarde le Tour de France avec un peu d’envie et on va essayer de lui donner un peu d’espace libre. Ça sera vraiment le dernier renfort auprès de Chris Froome. Paris-Nice est une course qu’il rêvait de gagner, il avait porté le maillot jaune pour quelques jours il y a deux ans de cela puis il était tombé. C’est bien, on voit qu’il est fin. Il affectionne aussi les classiques. Il sera en forme pour les classiques mais ça le réconforte et ça nous réconforte aussi dans le fait qu’il essaye de vraiment se développer à 100% pour devenir un grand coureur de courses par étapes. En tout cas, il est en train de le prouver. Une longue côte de 15km au bout d’une semaine de course intense, être devant et battre des coureurs comme Contador, c’est une bonne chose.

Wiggins, Porte... On sent que l’équipe Sky aime beaucoup cette course, c’est en tout cas une course qui vous réussit bien...
Oui, ça me plait aussi car je suis le seul Français de l’équipe. C’est une très belle course en début de saison qui fait partie des monuments historiques des courses World Tour. La mettre à son tableau, c’est quelque chose. Il y a aussi un peu une ambiance de Tour de France, c’est ASO, le stress des premières semaines du Tour. C’est important, c’est une grosse course, il y a Tirreno-Adriatico de l’autre côté mais c’est une très belle course et c’est vrai qu’elle nous a toujours très bien réussi.

Comment allez-vous faire pour contrôler la course. On sait que la dernière étape de Paris-Nice est souvent rythmée, il y a des montées...
Ça, c’est être un peu difficile en termes de stratégie mais, sans vouloir trop en divulguer, il faut vraiment rester soudés. Aussi longtemps qu’on reste soudés et qu’on suit les coureurs qu’on doit vraiment suivre... Il ne faut pas se disperser et, ensuite, ça se fait au physique.

Ce sera plus facile qu’aujourd’hui (samedi) ?
Ça va devenir un peu plus stratégique, un peu plus punchy, peut-être un peu plus débridé parce que certains vont devoir prendre des risques. Il va falloir rester concentrés et surtout ne pas paniquer.

Propos recueillis par notre envoyé spécial sur Paris-Nice, Nicolas BERTE

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