Nicolas Hénin sur Nemmouche : "Quand mon geôlier ne chantait pas, il torturait"

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Nicolas Hénin, peu de temps après sa libération le 19 avril.
Nicolas Hénin, peu de temps après sa libération le 19 avril.

"Il regarde ses mains, fait craquer ses doigts dans une attitude de boxeur et ajuste ses gants. 'Tu vois ces gants de moto ? Je les ai achetés pour te frapper. Rien que pour toi. Tu les as aimés ?'" Dans un long témoignage publié sur le site internet du Point, notre journaliste Nicolas Hénin raconte les quelques mois, entre juillet et décembre 2013, pendant lesquels Medhi Nemmouche s'est "occupé" de lui et des autres otages occidentaux en Syrie. Lourd secretAvant de commettre son attentat contre le Musée juif de Bruxelles en mai 2014 qui a coûté la vie à quatre personnes, Medhi Nemmouche a en effet passé quelques mois en Syrie dans les rangs de l'État islamique où il était en charge des otages occidentaux alors retenus dans un ancien hôpital d'Alep, transformé en prison. Il y torturait les prisonniers syriens. Et a maltraité notre journaliste, Nicolas Hénin. Cette information devait rester secrète pour ne pas mettre en danger la vingtaine d'otages occidentaux encore détenus en Syrie par l'État islamique, dont les Américains James Foley et Steven Sotloff, assassinés il y a quelques jours. À la demande de Nicolas Hénin, Pierre Torrès, Didier François et Édouard Élias, les quatre journalistes français libérés en avril dernier, qui souhaitaient protéger la vie de leurs camarades d'infortune restés en Syrie et éviter que les djihadistes n'exercent des représailles sur eux, Le Point s'était engagé à ne rien publier sur...

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