Nicolas Bonnemaison acquitté

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Bonnemaison arrive au palais de justice de Pau, le 11 juin 2014, pour l'ouverture de son procès.
Bonnemaison arrive au palais de justice de Pau, le 11 juin 2014, pour l'ouverture de son procès.

Nicolas Bonnemaison a été acquitté. Le docteur était jugé aux assises des Pyrénées-Atlantiques pour avoir abrégé les souffrances de sept de ses patients.Mardi, lors d'un brillant réquisitoire, l'avocat général Marc Mariée s'était adressé à Nicolas Bonnemaison : "Non, vous n'êtes pas un assassin. Non, vous n'êtes pas un empoisonneur. En tout cas, pas au sens commun des choses." Et l'avocat général de livrer une analyse d'une très belle justesse, cherchant - et le trouvant - le regard de Nicolas Bonnemaison, campé dans son box, immobile, comme si lui aussi attendait la fin de quelque chose. "Vos pratiques étaient destinées à causer le décès, assène Marc Mariée. Vous n'avez jamais vraiment contesté tout ça. Vous avez juste essayé d'habiller ces faits par rapport à ce que la loi pouvait accepter : une sédation qui n'en est pas une. Dans notre droit, Nicolas Bonnemaison a pourtant "attenté à la vie", selon la qualification juridique retenue par la juge d'instruction Anne Francavilla. Il faut se le représenter, ce geste, gorgé d'humanité pour les uns, criminels pour les autres. Celui d'aller se servir soi-même dans la pharmacie de la salle d'accueil des urgences vitales et de saisir des ampoules d'Hypnovel, un puissant anesthésique, ou de Norcuron, une substance qui paralyse les muscles respiratoires. Celui de casser l'ampoule, d'armer sa seringue, de cacher le poison au creux de sa main, de pénétrer dans la chambre du patient et de lui...

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