Nicolas Batum veut être le meilleur ailier de l'Euro

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Nicolas Batum veut être le meilleur ailier de l'Euro
Nicolas Batum veut être le meilleur ailier de l'Euro

Nicolas Batum, qu'avez-vous pensé des deux défaites contre l'Espagne en matchs de préparation ?C'est un peu difficile car on avait les matchs en main. Celui à Montpellier (ndlr : défaite d'un point) est très frustrant car on avait fait tout bien pendant 38-39 minutes et on laissé échappé les choses à la fin. On leur donne une victoire qui nous était méritée. C'est un peu rageant.

La Roja est-elle votre bête noire ?On a montré qu'on pouvait les battre. Après, il manque toujours ces petits détails pour finir le travail. Bête noire ? Ce n'est plus le cas maintenant, ce n'est plus une équipe imbattable. On le fera un jour.

Quels seront vos principaux adversaires à l'Euro ?C'est sûr que la Slovénie, pays hôte, est l'une des favorites, tout comme la Lituanie, qui est très forte et quasiment au complet. Je pense aussi à la Grèce, à la Turquie, à l'Espagne, qui reste une grosse équipe malgré ses absents. Il y a la Russie, la Serbie? Il y a encore du monde !

Vous avez déclaré que vous vouliez être élu meilleur ailier de l'Euro. Ne vous mettez-vous pas trop de pression ?Pas forcément, car c'est la vérité. Maintenant, je suis un des baromètres de cette équipe et je me dois d'être présent à chaque fois. Pour moi, c'est un Euro très important, que ce soit individuellement ou collectivement, et j'ai vraiment envie d'aller au bout.

Quel rôle avez-vous sur le terrain et en dehors ?Sur le terrain, je dois être le lieutenant de Tony (Parker). Lui, c'est le boss. Quand ça ne va pas, c'est à moi de prendre la balle et faire bouger les choses. Je dois être le leader quand le leader n'est pas vraiment en forme. Je dois grandir par rapport à ça, que ce soit en attaque ou en défense. En dehors du terrain, je dois être plus vocal, montrer l'exemple aux jeunes, ne pas arriver en retard?

Quel souvenir gardez-vous du quart de finale contre l'Espagne aux JO ?C'est le pire épisode de ma vie de basketteur. Que ce soit en termes de basket, car c'est un match qu'on avait en main, et aussi car pour la première fois de ma vie, je pète un câble. Un geste part bêtement. Il a failli me coûter beaucoup de choses, mais à la fin je m'en suis bien sorti. Je ne recommencerai jamais.

« Normal de rester fidèle à l'équipe de France »

Avez-vous le sang chaud ?C'est ce j'ai découvert lors de ce match. Ça a surpris beaucoup de monde et ça a eu des répercussions.

Comment faites-vous pour rester fidèle aux Bleus malgré le rythme effréné de la NBA ?C'est l'amour du maillot avant tout. La NBA, on peut voir les belles voitures, les salaires faramineux, les grandes salles, le niveau de jeu, mais ça reste avant tout un jeu qu'on a commencé quand on avait 5 ans, dans notre jardin ou dehors avec nos potes. L'équipe de France, c'est ça, j'ai commencé avant la NBA. Donc pour moi c'est normal de rester fidèle à l'équipe de France.

A Portland, vous avez un gros contrat (près de 35 millions d'euros sur 4 ans), avec de grosses responsabilités, est-ce facile à gérer ?A Portland, avec un contrat comme ça, tu te dois d'être performant chaque soir, et c'est normal. Le public, les coéquipiers, les coachs, les médias attendent beaucoup de moi. En France aussi. Je joue pour ça au basket, être un des leaders d'une équipe. C'est ce qui nous fait aimer ce sport.

Quelle relation avez-vous avec Vincent Collet, le sélectionneur des Bleus ?C'est la personne qui m'a lancé en pro, qui est venue me chercher à 15-16 ans pour me mettre avec les pros du Mans. J'ai commencé très tôt et si j'en suis là aujourd'hui c'est grâce à lui. Pour lui, je suis toujours un gamin de 17 ans, il est toujours sur mon dos, en train de me crier dessus. Il n'est jamais content (sourire). Il veut toujours tirer le meilleur de moi-même. Je ne dirai jamais rien, car même si au début c'est un peu dur, je sais qu'il veut le meilleur pour moi.

Un mot sur votre fondation Batum Mama ?Ça fait maintenant trois ans qu'on a commencé, avec ma mère et ma s?ur. Quand j'ai été drafté, la première chose que j'ai faite, c'est de mettre ma mère à la retraite. Mais elle ne voulait pas rester inactive, donc elle gère ma fondation. On essaye de construire un village au Sénégal, avec une nurserie et une infirmerie pour les mamans et leurs bébés. En même temps, on veut leur donner une formation professionnelle pour qu'elles aient un bel avenir.

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